RANDONNEE DANS LES MONTS LIBAN

2019
07.05
Fresque dans la Qadisha

Ces dernières années, nous avons réussi à effectuer plusieurs randonnées au Liban, en particulier dans le Mont-Liban, très beau massif (le sommet, Qornet Es Sauda est à 3083 m) avec la vallée de la Qadisha, la vallée sainte maronite au Nord. Voici quelques photos et impressions de voyage! Nous complèterons prochainement ce reportage!

Les Monts-Liban

DE RETOUR

Nous voici rentrés depuis une semaine, et nous pouvons dire que ce voyage
nous a tous marqués tant sur le plan touristique, culturel qu’humain! Nous
avons eu des guides passionnants soit en rando avec Georges pour les sites
de Baalbek et autres, soit avec Bassam pour la visite de Byblos, et
Beyrouth. Les rencontres humaines ont été d’une grande richesse, et les
visites et commentaires tout aussi intéressants.

Félicitations aussi à Michel qui gère au Liban toute cette organisation de main de Maître! D et A R

Un monastère dans la vallée de la Qadisha

UN AUTRE TEMOIGNAGE

Il est intéressant de se rendre au Liban: culturellement parlant, historiquement parlant le pays est riche(vestiges, églises, sites…).
Nous avons été chaleureusement accueillis: le voyage avait donc un intérêt humain. On ne retourne pas indifférents, la situation complexe dans laquelle se trouve le pays depuis des années nous a été expliquée, évoquée. On revient très enrichis de ce court mais passionnant voyage.

Itinéraire très varié qui permet d’avoir une bonne vue d’ensemble du pays (coins retirés, montagne, villes villages, visites culturelles, marché).
J’ai beaucoup apprécié les nuits chez l’habitant au pied du mont Noir et surtout dans la vallée de la Qadisha.
L’itinéraire trek était varié: (3000 m) puis vallée (de la Qadisha et autres), traversée de villages et villes (Edhen), arrivée en bord de mer (Byblos)…

Les accompagnateurs ont été très efficaces, accueillants, ouverts. Cela a été très agréable: une rencontre enrichissante.
Tout a été très bien organisé (nuit en tente, nuits chez l’habitant, nuits dans les monastères, repas): rien à dire.
Un guide nous a accompagné durant toute la semaine; il nous a très bien guidés, encadrés. Un second guide a été contacté le dernier jour pour nous accompagner et nous renseigner sur Byblos, Beyrouth: très efficace, très bien. S.F

Colonnes à Baalbek
Nos randonnées au Liban sont décrites sur le site:
http://www.zigzag-randonnees.com/2304/randonnee-dans-les-monts-du-liban-8-jours.html

LA CASAMANCE: BOLONGS ET PIROGUE!

2019
07.01

La Casamance, coincée entre les frontières de la Gambie au Nord et de la Guinée-Bissau au Sud, est une région à part, traversée par le fleuve Casamance d’Est en Ouest. Long d’un peu plus de 300 kilomètres, la marée haute le recouvre jusque Ziguinchor : en aval de la capitale de la Casamance, on croit être sur le fleuve et on est déjà sur la mer !

D’innombrables bras de mer (ou de rivière) s’échappent du fleuve vers le Nord et le Sud en serpentant (comme des méandres) : les bolongs sont des voies de communication naturelles qu’empruntent les pirogues pour relier les îles et le villages les plus isolés, perdus dans la mangrove.

La Basse-Casamance est un univers semi-aquatique, la mangrove recouvrant toutes les côtes. Dans l’arrière-pays, des villages d’agriculteurs que signalent des bouquets de fromagers gigantesques (plus élevés que les baobabs !) tirent partie de la pluviométrie la plus élevée du Sénégal, l’hivernage (la saison des pluies) pouvant se prolonger jusque octobre.

Nous sommes ici en pays diola et notre guide, diola lui-même, nous guide à travers cet univers mystérieux, ce labyrinthe de bolongs et de sentiers, entre les palétuviers de la mangrove et la voûte forestière, de village en village. Quoi de plus naturel, au cours de ce voyage, que de combiner pirogue et marche ! Ou pirogue et VTT!

CARABANE, L’ILE DES PIRATES!

Au coeur de la Casamance, comme portée par le fleuve, l’île de Carabane fut le premier comptoir français en Casamance. Depuis peu, les bateaux de ligne qui desservent Ziguinchor depuis Dakar peuvent y accoster. Avant, ils mouillaient au large et confiaient leurs passagers à de frêles esquifs chargés du transit…Par beau temps, tout allait bien. Carabane est un vieux village que le sable semble être sur le point d’engloutir. Quelques pirates (ou leurs descendants) y tiennent des auberges qui invitent au séjour comme l’hôtel Carabane, un ancien séminaire, toujours  propriété du diocèse … Au bar, pas de vin de messe mais bière fraîche à volonté. Décidément, les voies du seigneur sont impénétrables!

OUSSOUYE ET LES FETICHES

A 45 m. en pirogue et ensuite 30 m. de mauvaise piste, le village d’Oussouye se compose de 6 grands hameaux noyés dans la végétation. Un bouquet de gigantesques fromagers signale chacun d’eux et lui dispense une ombre protectrice. On taille dans les racines de ces arbres portes et volets des cases en terre. Chaque hameau a sa case à fétiches qui le protège ainsi que sa population. Une journée n’est pas de trop pour découvrir, entre terre et eau, ce village!

ROYAUME D’ENAMPOR

Chaque île de Casamance était, jusqu’au début du 20ème siècle, un royaume…Le morcellement du delta en une multitude d’îles a bien fait les choses…Chaque roi défendait jalousement son indépendance.  A Enampor comme à Seleki, 2 îles voisines, coexistaient 2 royaumes.  Les cases à impluvium royales destinées à collecter l’eau de pluie sont devenues d’agréables campements touristiques!

La Casamance, un sanctuaire naturel préservé que nous ne pouvons que vous inviter à découvrir!

Retrouvez nos voyages en  Casamance:

http://www.zigzag-randonnees.com/1424/casamance-originelle-8-jours-toute-l-annee.html

RANDO METEORES

2019
06.25

Sur les traces de Jacques Lacarrière dans « L’Eté Grec », découvrez, lors d’une randonnée en Grèce, les Météores. A partir du village de Kastraki, par des chemins (et des sentiers parfois vertigineux), vous pouvez visiter plusieurs monastères.

LES METEORES

Le terme désigne, une formation géologique particulière, des pains de sucre (de grès) et ses différents monastères  comme suspendus au-dessus du vide. Les monastères furent construits sur ces pitons inaccessibles pour des raisons défensives (en des temps troublés).

Perchés au sommet de falaises et sculptés par l’érosion, ces monastères chrétiens orthodoxes sont pour la plupart abandonnés. Pour les ermites les plus endurcis, accessibles par des échelles posées sur les falaises et des vires impressionnantes quelques cavités avaient été aménagées dans certaines parois…

C’est au XIe siècle que les premiers moines s’installèrent sur les Météores, ils vivaient dans des grottes.

Les premiers monastères furent construits au XIVe siècle, et au XVe siècle 24 monastères étaient dans la région des Météores. Le plus grand monastère est appelé « La Grande Météore » :

Les Météores sont inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1988.

POUR EN SAVOIR PLUS

Un petit livre nous fait part de l’histoire du monaschisme aux Météores: « Meteora »  de Theocharis Provatakis est un ouvrage présentant différents monastères.

Cet ouvrage est une étude qui tente de fournir au lecteur des renseignements officiels sur ce qu’il doit voir et où se rendre dans la région des Météores. Cette étude n’est pas seulement une monographie scientifique, mais aussi un guide popularisé et illustré, appuyé sur des fondations scientifiques.

Ce guide vous sera très utile si vous décidez de visiter la région!

LES VIES DE MOUCHEGH : DE KHENDZORESK A PARIS

2019
05.28

Et si votre randonnée en Arménie commençait à Paris? Par la lecture des mémoires de Mouchegh, un voisin de Zig-Zag…Le journal arménien francophone Nord Haratch (lui aussi situé dans le 9ème) nous a aimablement autorisé à reproduire un article consacré à cet ouvrage et à son auteur! Khendoresk, dont il est question plus loin, est une étape de plusieurs de nos randonnées en Arménie!

Un livre exposé dans la vitrine de la boutique »Maubeuge Tapis »  à Paris 9ème . Le passant s’arrête et lit : « Mains Propres…Jeu D’Echecs » de Mouchegh Tchaloyan-Mardirossian. Le sous-titre précise « Récit de vie recueilli et rédigé par Jeanine Tchaloyan ».  Mouchegh, nous livre dans cet ouvrage ses souvenirs que sa belle-fille a rassemblés. De Khendzoresk en Arménie soviétique où il est né en 1923 à la rue de Maubeuge où il continue, chaque jour, à venir à la boutique qu’il a ouverte  dans les années 50, Mouchegh a vécu plusieurs vies.

KHENDZORESK

Mouchegh nous raconte sa jeunesse dans un village du Zanguezour au Sud-Est de l’Arménie soviétique. Khendzoresk  est partiellement troglodyte, étagé sur des pentes montagneuses sous de larges barres rocheuses.  Avec l’URSS, est arrivée l’école que Mouchegh fréquente. Mais aussi à la fin des années 20 la collectivisation forcée des terres imposée par Staline. Comment oublier la souffrance et la rage d’humbles paysans qui comme le grand-père de Mouchegh préfèrent abattre en tout ou partie leur bétail plutôt que de le remettre aux autorités…La vie est rude et difficile mais Mouchegh conserve le souvenir de ses grands parents  attentionnés, Nani et Papi,   de ses escapades estivales dans les vergers et de la saveur de leurs fruits…

LA GUERRE

Elève doué, Mouchegh a obtenu de pouvoir s’inscrire à l’université de Bakou. Mais la guerre le rattrape et en décembre 1941, à 18 ans, il est appelé.  L’URSS vit les pires heures de son histoire. Les troupes nazis avancent jusqu’ aux portes de Moscou. Pendant l’été 42, elles progressent en direction de la Volga et du Caucase. Mouchegh est fait prisonnier en octobre 1942 au Nord du Caucase.  Prisonnier dans un camp en Pologne, il a appelé ce chapitre de son existence « Aux Portes De L’Enfer ». Seul le hasard lui évite de mourir comme beaucoup de prisonniers soviétiques victimes de la barbarie nazie et lui vaut d’être affecté au service d’officiers de la wehrmacht  en France.  Il s’échappe à l’occasion d’un bombardement allié pendant l’été 1944.

PARIS ET LA LIBERTE

Considéré comme soviétique,  Mouchegh, recueilli par la Résistance française, est envoyé à Rennes où sont regroupés les prisonniers soviétiques dans l’attente de leur rapatriement (beaucoup à leur retour disparaitrons victimes de la terreur stalinienne). Une occasion se présente et il part pour Paris : « Ce jour-là je veux gagner une autre bataille : ma liberté » !  Par la diaspora arménienne qui fréquente l’église arménienne de la rue Goujon, il multiplie les rencontres, trouve travail et logement.  Et un nouvel état-civil : il est maintenant Mouchegh Tchaloyan né à Ankara en septembre 1924 grâce à la bienveillance d’un commissaire de police…Ce nouvel état civil le protège de tout rapatriement en URSS et lui permet d’obtenir des papiers.

UNE NOUVELLE VIE

Mouchegh  apprend un métier : réparateur de tapis. Le tapis persan est un art répandu bien au-delà de la Perse. Khendzoresk était renommé pour la beauté de ses tapis…Mais c’est à Paris que Mouchegh découvre le métier. Très vite, il n’a plus de secret pour lui.  Il se lance dans la vente ambulante avant d’ouvrir sa boutique « Maubeuge Tapis »… Son fils, Mélik, malheureusement décédé, l’a reprise, puis son petit-fils Michaël.  Mais Mouchegh continue à venir chaque jour ! Devenu français, Mouchegh n’a jamais oublié son village et l’Arménie.

L’ARMENIE TOUJOURS

Il lui faut attendre 1966 pour retourner en Arménie.  Il avait pu prévenir sa famille dès 1947 qu’il était en vie. Quand il retrouve sa famille et une partie de ses proches à Erevan, un quart de siècle s’est écoulé depuis leur séparation. Sa mère, son père et ses soeurs l’accueillent : l’émotion est au rendez-vous. D’autant que beaucoup d’amis de son âge sont morts en combattant les forces nazies.  Mais il ne put visiter Khendzoresk que des années plus tard. Ou plutôt les ruines de Khenzoresk car la population a été déplacée et le village reconstruit à proximité sur un plateau .

Entre l’Arménie et la France, de Khendzoresk à Paris, les mémoires de Mouchegh sont un témoignage captivant.  Les vies de Mouchegh sont un morceau d’une grande mosaïque formée par l’histoire de l’Arménie, l’histoire de France et leur enchevêtrement !

PINDE ET VILLAGES DE ZAGORIA

2019
05.03

Nous étions en ce mois de septembre dans la région de l’Epire (au nord-ouest de la Grèce) avec un groupe de marcheurs! C’est une région inattendue, surprenante, hors des sentiers battus, et finalement si attachante! Nous avons marché au coeur du Parc national de « Vikos-Aoos » à travers une végétation luxuriante (composée de pins, de cèdres, d’hêtres et de chênes) surplombée du massif (calcaire) du Pinde: c’est la chaîne centrale du pays, et elle culmine à une hauteur moyenne de 2 650 mètres. Accrochés aux pentes du Pinde, nous avons découvert tout le caractère des Zagoria, ce sont 46 villages en pierre et aux toitures couvertes de lauze. C’est un merveilleux patrimoine bâti mettant en exergue une architecture, une histoire, une gastronomie exceptionnelles, ainsi que des savoir-faire ancestraux!

Le trek est sur notre site: http://www.zigzag-randonnees.com/927/pinde-et-villages-de-zagoria-8-jours-de-juin-a-octobre.html

LE BOGOMILISME EN ZIG-ZAG!

2019
04.21

Cette hérésie médiévale dont le catharisme fut un écho naquit en Bulgarie au XIème siècle. Un moine bulgare, Bogomile (of course !), se révolta contre l’empereur byzantin. Il n’y a plus de bogomile en Bulgarie mais le bogomilisme est un excellent fil d’Ariane pour unvoyage au coeur des Balkans et dans le passé de la Bulgarie.

UNE HERESIE MEDIEVALE

L’hérésie bogomile et son succès s’expliquent aussi par l’ »irrédentisme » bulgare face à l’occupation byzantine et à l’église orthodoxe grecque. Les « Bogomiles » menacèrent un temps Constantinople. Décimés par plusieurs vagues de persécution, certains émigrèrent en Italie et en France au XIIème siècle et furent une des origines du catharisme. Ils transmirent à ce dernier la séparation entre « Parfaits » et simples croyants. Pour Bogomile, Satanaël, depuis l’enfer, tente de « reconquérir (la terre) avec ses alliés : les rois, les prêtres, les riches, l’Eglise… » (Les Hérésies, R. Varneigem). Avec un tel programme, il n’avait pas que des amis et bien de (pauvres !) bougres finirent sur le bûcher…

Cette tradition de résistance donna, par la suite, du fil à retordre à l’empire turc, successeur de Byzance. Bref, on se penche sur le bogomilisme et c’est tout le passé de la Bulgarie et des Balkans qui se bouscule sous notre regard…

Les Bogomiles nous ont laissé très peu de traces…Ne subsiste de cette page d’histoire des Balkans que des nécropoles comme à Zalbjak au Monténégro ou au Monténégro.

SUR LES TRACES DES BOGOMILES

Nous avons réalisé à plusieurs reprises  un voyage qui associe une découverte culturelle complète (plusieurs conférences avec d’éminents spécialistes sont prévues) de la Bulgarie et des Balkans à pied. Ce voyage est  résolument tourné vers l’histoire bulgare dont les témoignages architecturaux et artistiques agrémenteront notre périple.

Nous passons aussi 6 jours en Macédoine qui fut un haut lieu du bogomilisme.Les montagnes macédoniennes n’ont rien à envier à leurs voisines bulgares ou grecques. Les sommets Pelister (2600 m) et Galitchisa (2200 m) dominent les 2 très beaux lacs de montagne d’Ohrid et Prespa frontaliers avec l’Albanie (et aussi la Grèce pour le dernier). C’est au bord du lac d’Ohrid que Cyrille et Méthode, 2 moines byzantins, ont inventé l’écriture cyrillique au milieu du 9ème siècle. Ils n’avaient pas choisi ses rives au hasard : au cœur des Balkans slaves, ils étaient aussi proche de Byzance à laquelle la Via Egniatia (de Durres en Albanie à Thessalonique via la vallée du Drinn noir et le lac d’Ohrid) les reliait. Leurs disciples Clément et Naum ont fait d’Ohrid un foyer majeur de culture byzantine et aussi d’art.

Les témoignages architecturaux et picturaux de ce riche passé abondent : églises St Clément et Ste Sophie à Ohrid, St-Sauveur à Skopje, ex-monastères de St Naum et St-Pantelemion, magnifiques monastères de Treskavec à Prilep ou de St Jean Bigorski près de  Galicnic. Les fresques et icônes médiévales, notamment des XI et XII ème siècles, méritent à elles seules le voyage !

ARMENIE UN MUSEE A CIEL OUVERT

2019
04.02

L’Arménie est un pays de hautes montagnes et de de vallées fleuries, de terre brûlée par le soleil dans les plaines et de verts pâturages en altitude, une contrée aux lacs limpides et aux torrents tumultueux sous les neiges des sommets, proches ou lointain comme l’Ararat (5900m) à quelques dizaines de kilomètres d’Erevan mais inaccessible car en territoire turc.

On connaît très mal ce petit pays de 30000 km2, issu de l’URSS, en France. La chaîne du Petit Caucase le traverse d’Ouet en Est et plusieurs sommets (issus d’une activité volcanique intense) dépassent ou frisent les 4000 m (l’Aragatz4090m, l’Ajdahak 3597m, le Kapoutjouk 3940m) , donnant son caractère montagneux au pays.

Cette chaîne fut pendant des siècles disputée par 3 empires : ottoman, perse et russe…Comme en Afghanistan et en Asie Centrale, les Grandes Puissances s’appuyaient sur les populations locales pour étendre leur influence, combattre leurs rivaux : une version locale du        » Grand Jeu  » dont parle Kipling … , Il fallut attendre les années 20, un traité entre la Turquie et l’Union Soviétique pour que l’Arménie soviétique acquière une certaine stabilité dans ses frontières…

Elle accueillit à ce moment-là, comme d’autres pays du Moyen-Orient, la France et l’Amérique, les survivants du génocide arménien perpétré pendant la 1ère guerre mondiale dans le Nord-Est (et aussi le Sud-Est) de l’actuelle Turquie, dans les régions dites de la Grande et Petite Arménie où depuis des siècles coexistaient Turcs, Arméniens, Grecs, Yézidis…

Le spectacle du Mont Ararat, de son cône majestueux, visible depuis les hauteurs d’Erevan et des environs rappelle ce passé douloureux qui continue à hanter les Arméniens.

Zig-Zag a découvert en 2003 cette destination où nous retournons avec plaisir chaque année! L’Arménie n’est pas une destination touristique pourtant elle possède un patrimoine d’une grande richesse et des montagnes préservées.  Hovhannès qui a guidé notre dernier groupe en mai nous a envoyé quelques photos. Il y avait encore de la neige en mai sur les pentes de l’Adjahak! Notre groupe a alterné marche sur les pentes des principaux massifs et découverte culturelle.

Prairies et forêts avaient leurs habits de printemps: du vert partout! Les sentiers ne sont pas toujours entretenus et l’orientation peut être complexe! Le Nord-Est de l’Arménie est une gigantesque forêt de feuillus où il est facile de se perdre!

En altitude, les bergers yézidis ne sont pas encore là! Nous avions la montagne pour nous seuls! Pendant l’été les bergers yézidis gardent leurs troupeaux sur les pentes de l’Aragats et de l’Adjahak. Ils passent plusieurs mois avec leurs troupeaux en altitude!

Ci-dessous une famille de bergers yézidis photographiée devant la yourte familiale plantée en altitude pendant l’été!

http://www.zigzag-randonnees.com/2103/un-musee-a-ciel-ouvert-15-jours-de-juin-a-octobre.html

RANDONNEE SUR L’ILE D’AMORGOS

2019
03.05

Amorgos, une île toute en longueur : de vieux villages dispersés dans la montagne et quasi abandonnés, un magnifique monastère : Panaghia Chozoviotissa et partout la même aridité, la même âpreté des paysages, le soleil, le vent et la pierre…

Appréciez les magnifiques vues…

Découvrez la petite Eglise et la plage Agia Anna :

Randonnez sur de beaux sentiers, profitant de paysages à couper le souffle

Enfin, découvrez le célèbre monastère de Panaghia Chozoviotissa :

Une randonnée en liberté à découvrir sur le site de Zig-Zag :

http://www.zigzag-randonnees.com/2500/naxos-paros-et-amorgos.html


MAURITANIE: CARAVANES AU LONG COURS!

2019
02.20

L hiver passé, plusieurs petits groupes Zig-Zag ont pu randonner en Mauritanie dans l’Adrar et les ergs périphériques…Un retour dans le désert très apprécié…Nous récidivons dès octobre et nos caravanes sillonneront de nouveau un désert qui n’a rien à envier à d’autres plus connus mais aussi plus touristiques. Nous avons mis nos pas dans ceux d’autres voyageurs!

SUR LES TRACES D’ODETTE DU PUIGAUDEAU

« Mais nous étions alors, nous aussi, devenus des nomades. De nos compagnons, nous avions appris la patience, l’endurance, un sage fatalisme… » écrivait Odette Du Puigaudeau dans La Route de l’Ouest (Maroc-Mauritanie) à la fin des années 30. Ecrivain-voyageuse, elle et sa compagne, Marion Senones, révélèrent au public français la terre des maures – la Mauritanie – qui suscita ou nourrit bien des vocations littéraires – d’Ernest Psichari au Gl. Gouraud, de St Exupéry à Diego Brosset.. Comment s’en étonner quand le meilleur guide peut être un vieillard aveugle distinguant au toucher le sable de St Louis de celui de Nouadhibou ?

Les paysages du Sahara mauritanien sont tout aussi somptueux, grandioses et variés que ceux de son voisin le Sahara algérien ; regs au Nord, socle cristallin ancien (le Hank au Nord/Est), massifs montagneux (l’Adrar, au centre,  l’Assaba, l’Affolé plus au Sud) et rebords de plateaux formant de longues falaises (les Dhars) ; sans oublier les ergs de Ouarane et Aouker que sépare la falaise du Tagant. Le Sud du pays, de climat sahélien, est occupé par la fertile vallée du fleuve Sénégal.

La Mauritanie est un ensemble complexe de populations. Les nomades Rgaybat (ou Reguibat) vivent sur le territoire mauritanien, algérien et au Sahara Occidental. Les populations d’Afrique Noire occupent essentiellement la vallée du fleuve Sénégal.

EN ROUTE POUR CHINGUETTI ET L’ADRAR

L’Erg Ouarane, c’est l’extrémité occidentale d’un erg immense qui s’étale à l’est jusqu’au Mali et en Algérie, sur des milliers de kilomètres… Nous n’allons pas jusque là !

Miracle du désert : il y a de l’eau et de la vie : des palmiers dattiers poussent dans une myriade d’oasis où, chaque été, la guetna – la récolte des dattes – est une grande fête.

Lumières et couleurs, sable vif et sol compact, aridité extrême et végétation, faune et silence, vestiges préhistoriques et dune qui chante… Tout est là.

Chinguetti, tapie au bord d’un large « bartha » (oued en Hassania, la langue des maures) est actuellement oubliée et menacée d’ensablement. Visite de cette ville du XIIème siècle considérée comme l’une des sept villes saintes de l’Islam et début de la randonnée chamelière plein sud.

Partant de Chinguetti avec une caravane de chameaux qui portent nos bagages,  on associe l’Erg Ouarane et l’Adrar. Tout se fait à pied en compagnie de notre caravane. Au fil des années, nous avons eu l’occasion de réaliser à de nombreuses reprises cet itinéraire et avons pu repérer les meilleurs points d’entrée dans l’Adrar à partir de Zarga, à l’Ouest de l’erg Ouarane…

Nos voyages en Mauritanie sont sur notre site: http://www.zigzag-randonnees.com/579/mauritanie.html

LA TADRART EN ZIG-ZAG

2019
01.12

Cécile a réalisé en 2010 un superbe reportage photos pendant une randonnée dans la Tadrart algérienne. Nous pouvons y retourner maintenant et nous ne résistons pas au plaisir de vous montrer quelques extraits de ce voyage.