LE TREK DE LA NATIVITE EN PALESTINE

2018
11.01

Depuis 2010, Zig-Zag programme des voyages en Palestine. Avec un de nos correspondants, nous organisons maintenant, en plus,  le Trek de la Nativité (sur 12J).

Ce voyage est entièrement consacré à la découverte de la Palestine et de la Cisjordanie.

A l’Ouest du Jourdain, la Cisjordanie offre une grande variété de paysages sur un petit territoire (5800 km2). Les collines de Cisjordanie (le sommet le djebel El-Assur atteint 1015 m près de Ramallah) s’arrêtent à l’Est sur la vallée du Jourdain et sur la mer Morte, une dépression située à 400 m sous le niveau de la mer. De profonds wadis fragmentent la région et concentrent les terres cultivées tandis que les villages sont souvent situés sur les crètes et les hauteurs.

De par son climat méditerranéen (tempéré par l’altitude, on est en moyenne entre 600 et 800 m) et favorable et de par sa fertilité, la Palestine a toujours eu une vocation agricole et été densément peuplée. Notre périple nous conduit à la découverte de la Palestine des champs et des villes, d’hier et d’aujourd’hui où vivre est un acte de courage et de résistance.

Douze jours pour découvrir un riche passé et pour mieux comprendre la situation actuelle dans les Territoires Occupés . Nous avons préparé ce voyage avec ATG , le centre de tourisme alternatif de Jérusalem.

LE TREK DE LA NATIVITE

Lors de notre trek, nous suivons le chemin emprunté par 2 trekkeurs, Marie et Joseph avec leur âne il y a 2000 ans, de Nazareth à Bethléem où Jésus est né…D’après l’évangile de Saint-Luc, la petite famille se rendait à Bethléem pour payer ses impôts. Arrivés sur place, l’hôtel étant surbooké, Marie dût accoucher entre le boeuf et l’âne dans une crèche.

Nous cheminons sur leurs traces et découvrons  des paysages bibliques où des bergers gardent leurs troupeaux à proximité d’oliviers millénaires. Collines verdoyantes au printemps et canyons désertiques nous invitent à une découverte à pied qui est aussi une succession de rencontres: prêtres franciscains au Mont Thabor, imams des petits villages, moines grecs orthodoxes du désert, agriculteurs accrochés à leurs terres menacées par la colonisation, bédouins en compagnie de leurs troupeaux…

Ce voyage ne laisse personne indifférent et aide à mieux comprendre le quotidien des palestiniens.

RANDO EN AVRIL

Un groupe a réalisé le Trek de la Nativité en avril: les départs se succèdent au cours de l’année. D. G. nous a rapporté  de superbes photos qu’on peut admirer sur son blog et nous a autorisé à en publier quelques unes.

Pendant la randonnée, la plupart des hébergements sont chez l’habitant: c’est l’occasion de discuter avec nos hôtes palestiniens.

Vous pouvez retrouver le reportage de D.G. sur son blog:

http://www.dagimages.fr/

Et sur le site Zig-Zag, nos voyages en Palestine:

http://www.zigzag-randonnees.com/1903/le-trek-de-la-nativite.html

ASCENSION DE L’ELBROUZ

2018
10.25

2 randonneuses Zig-Zag nous envoient une carte postale rafraichissante au mois d’août depuis le sommet de l’Elbrouz atteint après quelques jours d’ascension!

RANDONNEE DANS LES MONTS LIBAN

2018
10.15
Fresque dans la Qadisha

Ces dernières années, nous avons réussi à effectuer plusieurs randonnées au Liban, en particulier dans le Mont-Liban, très beau massif (le sommet, Qornet Es Sauda est à 3083 m) avec la vallée de la Qadisha, la vallée sainte maronite au Nord. Voici quelques photos et impressions de voyage! Nous complèterons prochainement ce reportage!

Les Monts-Liban

DE RETOUR

Nous voici rentrés depuis une semaine, et nous pouvons dire que ce voyage
nous a tous marqués tant sur le plan touristique, culturel qu’humain! Nous
avons eu des guides passionnants soit en rando avec Georges pour les sites
de Baalbek et autres, soit avec Bassam pour la visite de Byblos, et
Beyrouth. Les rencontres humaines ont été d’une grande richesse, et les
visites et commentaires tout aussi intéressants.

Félicitations aussi à Michel qui gère au Liban toute cette organisation de main de Maître! D et A R

Un monastère dans la vallée de la Qadisha

UN AUTRE TEMOIGNAGE

Il est intéressant de se rendre au Liban: culturellement parlant, historiquement parlant le pays est riche(vestiges, églises, sites…).
Nous avons été chaleureusement accueillis: le voyage avait donc un intérêt humain. On ne retourne pas indifférents, la situation complexe dans laquelle se trouve le pays depuis des années nous a été expliquée, évoquée. On revient très enrichis de ce court mais passionnant voyage.

Itinéraire très varié qui permet d’avoir une bonne vue d’ensemble du pays (coins retirés, montagne, villes villages, visites culturelles, marché).
J’ai beaucoup apprécié les nuits chez l’habitant au pied du mont Noir et surtout dans la vallée de la Qadisha.
L’itinéraire trek était varié: (3000 m) puis vallée (de la Qadisha et autres), traversée de villages et villes (Edhen), arrivée en bord de mer (Byblos)…

Les accompagnateurs ont été très efficaces, accueillants, ouverts. Cela a été très agréable: une rencontre enrichissante.
Tout a été très bien organisé (nuit en tente, nuits chez l’habitant, nuits dans les monastères, repas): rien à dire.
Un guide nous a accompagné durant toute la semaine; il nous a très bien guidés, encadrés. Un second guide a été contacté le dernier jour pour nous accompagner et nous renseigner sur Byblos, Beyrouth: très efficace, très bien. S.F

Colonnes à Baalbek
Nos randonnées au Liban sont décrites sur le site:
http://www.zigzag-randonnees.com/2304/randonnee-dans-les-monts-du-liban-8-jours.html

XIAN, DUNES DU GOBI ET MONASTERE DE BAIDAN JARAN

2018
10.10

Le Yang Tse Kiang sépare très grossièrement  Chine du Nord et du Sud. Au Nord, le bassin du Fleuve Jaune, berceau des empires chinois, et la culture du blé. Au Sud, une végétation de plus en  plus tropicale et le riz !
Notre correspondant à Xian a organisé sur quelques jours pour Zig-Zag une découverte de la Chine du Nord. Tout a commencé à Xian, une petite ville de …8 millions d’habitants ! Cette ancienne capitale impériale a (c’est rare en Chine) conservé son vieux quartier commerçant avec son bazar (ou plutôt l’a reconstruit à l’identique) habité par les Huis (une minorité musulmane)  et aussi de gigantesques remparts dignes de Tintin et le Lotus Bleu.

Xian est surtout connue pour ses armées de guerriers de terre cuite. Le 1er empereur de la Chine unifié, Qin Shi Huangdi, se fit enterrer au 3ème siècle avant J.C. avec des milliers de ses guerriers en terre cuite chargés de sa protection dans l’au-delà…La finesse des visages qui étaient tous peints à l’origine témoigne de la maîtrise des artistes !

De Xian, une nuit de train-couchette (molle) est nécessaire pour rejoindre les confins du pays et la Mongolie Intérieure…Les dynasties impériales successives depuis toujours ont tenté de contrôler ces confins du monde chinois d’où pouvait à tout moment surgir l’envahisseur nomade…Le Nord de la Mongolie Intérieure, à perte de vue, ce sont des dunes gigantesques qui s’étendent sur des centaines de kilomètres et forment le désert de Gobi, à cheval sur la Mongolie Extérieure (indépendante) et la Mongolie Intérieure (province chinoise).

Le désert de Gobi est une gigantesque frontière naturelle dont seuls les Mongols connaissent les secrets. Les caravanes de chameaux empruntaient quelques rares pistes caravanières et reliaient les oasis entre elles.

Le Gobi est un désert mais…avec de l’eau présente dans les dépressions sous forme de lacs, tantôt salés, tantôt d’eau douce…

Au cœur du Gobi, à des dizaines de kilomètres de toute ville, un monastère bouddhiste totalement isolé : Baidan Jaran. On peut le rejoindre à pied en 3 à 4 jours de marche. Les bagages suivent sur les chameaux à 2 bosses, l’intendance locale. En 2 semaines, on peut combiner la découverte du Gobi et de Baidan Jaran avec les grottes de Dunhuang à l’Ouest du Gansu. Mais en Chine, un voyage ne finit jamais, tant il y a à découvrir !

http://www.zigzag-randonnees.com/2289/gansu-et-mongolie-interieure-vers-les-dunes-de-baidan-jaran.html

MAURITANIE: CARAVANES AU LONG COURS!

2018
09.27

L hiver passé, plusieurs petits groupes Zig-Zag ont pu randonner en Mauritanie dans l’Adrar et les ergs périphériques…Un retour dans le désert très apprécié…Nous récidivons dès octobre et nos caravanes sillonneront de nouveau un désert qui n’a rien à envier à d’autres plus connus mais aussi plus touristiques. Nous avons mis nos pas dans ceux d’autres voyageurs!

SUR LES TRACES D’ODETTE DU PUIGAUDEAU

« Mais nous étions alors, nous aussi, devenus des nomades. De nos compagnons, nous avions appris la patience, l’endurance, un sage fatalisme… » écrivait Odette Du Puigaudeau dans La Route de l’Ouest (Maroc-Mauritanie) à la fin des années 30. Ecrivain-voyageuse, elle et sa compagne, Marion Senones, révélèrent au public français la terre des maures – la Mauritanie – qui suscita ou nourrit bien des vocations littéraires – d’Ernest Psichari au Gl. Gouraud, de St Exupéry à Diego Brosset.. Comment s’en étonner quand le meilleur guide peut être un vieillard aveugle distinguant au toucher le sable de St Louis de celui de Nouadhibou ?

Les paysages du Sahara mauritanien sont tout aussi somptueux, grandioses et variés que ceux de son voisin le Sahara algérien ; regs au Nord, socle cristallin ancien (le Hank au Nord/Est), massifs montagneux (l’Adrar, au centre,  l’Assaba, l’Affolé plus au Sud) et rebords de plateaux formant de longues falaises (les Dhars) ; sans oublier les ergs de Ouarane et Aouker que sépare la falaise du Tagant. Le Sud du pays, de climat sahélien, est occupé par la fertile vallée du fleuve Sénégal.

La Mauritanie est un ensemble complexe de populations. Les nomades Rgaybat (ou Reguibat) vivent sur le territoire mauritanien, algérien et au Sahara Occidental. Les populations d’Afrique Noire occupent essentiellement la vallée du fleuve Sénégal.

EN ROUTE POUR CHINGUETTI ET L’ADRAR

L’Erg Ouarane, c’est l’extrémité occidentale d’un erg immense qui s’étale à l’est jusqu’au Mali et en Algérie, sur des milliers de kilomètres… Nous n’allons pas jusque là !

Miracle du désert : il y a de l’eau et de la vie : des palmiers dattiers poussent dans une myriade d’oasis où, chaque été, la guetna – la récolte des dattes – est une grande fête.

Lumières et couleurs, sable vif et sol compact, aridité extrême et végétation, faune et silence, vestiges préhistoriques et dune qui chante… Tout est là.

Chinguetti, tapie au bord d’un large « bartha » (oued en Hassania, la langue des maures) est actuellement oubliée et menacée d’ensablement. Visite de cette ville du XIIème siècle considérée comme l’une des sept villes saintes de l’Islam et début de la randonnée chamelière plein sud.

Partant de Chinguetti avec une caravane de chameaux qui portent nos bagages,  on associe l’Erg Ouarane et l’Adrar. Tout se fait à pied en compagnie de notre caravane. Au fil des années, nous avons eu l’occasion de réaliser à de nombreuses reprises cet itinéraire et avons pu repérer les meilleurs points d’entrée dans l’Adrar à partir de Zarga, à l’Ouest de l’erg Ouarane…

Nos voyages en Mauritanie sont sur notre site: http://www.zigzag-randonnees.com/579/mauritanie.html

DUNES ET OASIS DU SUD MAROCAIN

2018
09.13

Cet itinéraire dans le Sud marocain combine une découverte des vallées du Dadès et du Draa, de plusieurs oasis comme Boulmane et Tinehir qui est un magnifique exemple d’architecture en terre et une randonnée chamelière de 3J dans les dunes de Merzouga à l’Est de la vallée du Ziz.

I. M. a réalisé cet itinéraire il y a quelques années et a publié un récit sur son blog. Voici quelques extraits qui se rapportent à la randonnée chamelière complétés par quelques photos.!

…Arrivée vers 14H30, à priori au village de Merzouga, départ de notre randonnée chamelière, mise en place sur le dromadaire de tout notre équipement et départ à pied pour les premières dunes…

…Les premiers passages dans le sable ne sont pas évidents à négocier, c’est bien entendu mou et les pieds s’enfoncent ! celà deviendra vite épuisant, la chaleur est déjà forte ; je fais beaucoup d’efforts pour suivre les pas du chamelier, car en quelques secondes, il peut disparaître derrière ou au détour d’une dune et les traces sur le sable sont pratiquement invisibles ! Il marche à un rythme régulier sans effort alors que moi j’ai toujours l’impression de lui courir après !…

…12h, arrêt sous un gros acacia qui nous procurera une ombre appréciable (c’est le seul arbre au milieu de cette immensité de sable et de cailloux)…

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…Un nomade nous rejoindra (beau visage, aux yeux  clairs, toujours souriant).Nous partagerons notre repas et discutons longuement sur sa vie de nomade (pour info un chameau est estimé entre 1500 € et 2500 €) et poursuivons par une petite sieste avant de reprendre notre marche. Le démarrage est difficile ! il fait entre 40° et 45°; je peine toujours dans le sable, cela va beaucoup mieux dès que nous marchons sur un sol rocailleux, même si çà ne ménage pas mes articulations ! un peu de souffrance physique mais quel bonheur devant ces paysages magnifiques et cette nature sauvage ;  mon guide me dira souvent une phrase simple   »’il faut remercier Dieu pour la création de cette nature si belle »…

…La fin de la journée m’a réservé une grande émotion : une petite distance d’environ 50 m me séparait du guide et du chamelier, une dune et des rochers un peu plus hauts que les autres, et tout à coup plus personne ; et plus de piste tracée, ni devant moi, ni derrière moi ; me voici prise de panique ; du sable, des roches évidemment rien pour se repérer ; je n’ai qu’une solution attendre que mon guide me rejoigne ; pour vaincre ma peur, je prends quelques photos, me désaltère, les minutes sont longues ; j’appelle « Abdou » mais ma voix est rapidement perdue dans cette immensité ; ces minutes de solitude vont me paraître une éternité et le bonheur de tout à l’heure fait place à de la peur !…

Vous pouvez retrouver tout l’article d’I.M. sur son blog:

http://belleisa.over-blog.com/article-maroc-sejour-touristique-et-randonnee-chameliere-89725379.html

Sur le site Zig-Zag ce voyage est décrit ici:

http://www.zigzag-randonnees.com/565/dunes-et-oasis-8-jours-de-octobre-a-avril.html

Du Danakil A Lalibela

2018
09.04

Il s’agit d’un de nos itinéraires en Ethiopie qui nous conduit dans le désert du Danakil: une dépression entre les hauts-plateaux éthiopiens et la Mer Rouge, un des endroits les plus chauds de la planète!

Le Danakil est sous le niveau de la mer…Inclus dans la faille du Grand Rift Africain (qui part des Grands Lacs et va via la Mer Rouge jusqu’à la Mer Morte!), il connaît une activité volcanique intense avec l’Erte Ale et le Dallol.

L’Erte Ale offre un spectacle dantesque chaque nuit: la lave incandescente bouillonne dans sa caldeira! On peut l’approcher en marchant quelques heures sur ses pentes!

Plus au Nord le Dallol est connu pour ses salines et ses curiosités géologiques: sources d’eau chaude, geysers, sculptures de souffre: les portes de l’enfer?

Un voyage, en compagnie d’une équipe Afar, dans le Danakil ne laisse personne indifférent! La meilleure période est entre novembre et mars…mais il ne faut pas craindre la chaleur!

Nous rejoignons les hauts-plateaux par Mekele: un col relie basses et hautes terres. Des caravanes de sel continuent à emprunter cette antique voie de passage et il arrive qu’on en croise!

Mekele est la capitale du Tigré: dans cette région les coptes éthiopiens ont trouvé refuge dans le passé et creusé des églises troglodytes dans des falaises inaccessibles! Certaines hébergent de très belles fresques!

http://www.zigzag-randonnees.com/1578/de-danakil-a-lalibela-12-15-jours-d-octobre-a-fin-mars.html

RETOUR D’IRAN

2018
09.01

Un petit groupe nous a envoyé un compte-rendu de son voyage en Iran sur l’itinéraire Zig-Zag « De Jardins En Oasis » en octobre. Nous publions ci-dessous leur récit et les photos: des  Lettres Persanes d’aujourd’hui!

Lundi 17 octobre : Teheran

Après une nuit et un court sommeil à l’hôtel Morvarid, nous sommes accueillis par l’agence de voyage, un guide et un chauffeur.

Visite de la ville:

  • le bazar,
  • le musée national d’art très intéressant qui anticipe Persépolis
  • notre premier kebab à midi
  • le riche musée des joyaux de la couronne
  • l’église arménienne St Sarkis

Échanges voulus et spontanés avec des hommes et des femmes iraniens. Promenade à pied vers l’hôtel.

Mardi 18 octobre : Teheran-Qom-Kashan-Abyaneh (322km)


Spectacle des taxis collectifs jaunes et verts. Départ pour Qom par l’autoroute. Visite de ce sanctuaire chiite très vénéré, avec une guide « œcuménique » fournie. Lieu de piété, nos femmes sont en robe blanche à fleurs les couvrant entièrement sauf le visage, nous sommes admis. C’est le Moharam ( fête du martyre d’Hussein).

En route pour Khasan: visite du jardin Bagh e Fin, puis de la grande maison quadjar Tabata. Dans le bazar Amin Od Dowleh, le toit accessible offre une belle vue sur la ville.

Le minibus s’engage dans une vallée transversale des monts Karkes. Nous arrivons à Abyaneh pour manger et dormir à l’hôtel Viuna.

Mercredi 19 octobre : Abyaneh-Na’in-Mesr (455 km)


Ce très vieux village « rouge » de montagne, classé par l’UNESCO est en torchis. On part vers Na’in qui possède une mosquée du 12ème siècle en brique.

Nous roulons dans le désert du Kavir jusqu’à l’oasis perdu de Mesr près de Khor pour passer la nuit dans la Guest House Kariz, très typique et jolie, cachée derrière ses murs de torchis miséreux. Le couvert y est aussi délicieux. Le ciel est étoilé.

Jeudi 20 octobre : Mesr-Bayazeh-Kharanaq (290km)


Visite de cette petite oasis ( canaux, cultures, dromadaires). Petite randonnée dans les dunes. En route découverte de l’importante oasis de Khor son irrigation, ses cultures, ses dattes, ses grenadiers.

Déjeuner à Bayaneh: repas typique « ormese e salisi » (chameau), visite de la forteresse du 17 ème siècle, en torchis. Arrivée au caravansérail restauré de Kharanaq pour y passer la nuit après un dîner frugal.

Vendredi 21 octobre : Kharanaq-Chak Chak-Yazd (90km)

On quitte ce caravansérail mieux restauré que géré . Toujours dans le désert, nous faisons un détour pour la visite incontournable du centre religieux zoroastrien de Chak Chak niché dans la montagne, plein de pèlerins. A Yazd, ville zoroastrienne, il y a la place Beheshti, sa mosquée du vendredi ses tours à vent (bagdir), sa salle des Forces renommée et ses habitants qui nous entourent…

A près un dîner à l’Arabic Fastfood, des pâtisseries et de la glaces à l’eau de rose, nous passons la nuit au bon hôtel Vali.

Samedi 22 octobre : Yazd-Bafq-Saderj Abad (120km)


Visite de Yazq: Le temple zoroastrien, les jardins du gouverneur Bagh e Doulat Abad, la fausse prison d’Alexandre avec ses échoppes handicraft. Les tours du silence, vues de loin.

En route dans le nord du désert de Luth, près de Bafq, nous partons au fond du monde à Saderj Abad pour y loger dans un gîte spartiate, sans le couvert mais bien. Un pique nique barbecue est improvisée à la belle étoile par nos accompagnants avec des denrées achetées à Bafq.

Dimanche 23 octobre : Saderj Abad-Bafq-Rafsanjan-Kermann (442km)


Très tôt dans les dunes, nous faisons une petite randonnée (1h30), avant le petit déjeuner organisé par notre staff. Nous partons pour Kerman sur une route rectiligne dans un paysage désertique et montagneux.

A Rafsanjan, dans un ancien hammam bien caché et authentique notre excellent repas perturbe la clientèle locale curieuse. Kerman est à 1800m d’altitude. Le type « baloutche »  du sud-est se fait remarquer dès le bazar. Nous nous rendons ensuite au Ganjali Khan Hammam digne d’intérêt.

Une bonne nuit au Kerman Hôtel nous attend. Il a une belle facade et des communs attrayants, mais notre chambre n’a qu’une seule prise éléctrique et un plafonnier.

Lundi 24 octobre : Kerman-Mahan-Rayan-Kerman (220 km)


En route pour Rayen (alt 2000m) pour visiter sa double citadelle sassanide. Ce village (substitut de Bam écroulé) est une oasis de montagne au pied du mont Kuhe e Hazar 4462 m enneigé.

De retour sur Mahan, nous déjeunons dans les jardins merveilleux de Bagh e Shahzade où l’eau coule à flot en cascades (12) au milieu des fleurs et des arbres centenaires (époque quadjar).Nous visitons aussi le mausolée du XV ème siècle du toujours vénéré derviche soufi Sah Nematollah Vali ( site appelé Aramgah e Shan).

Nouvelle nuit a l’hôtel Kerman.

Mardi 25 octobre : Kerman-Estahban-Shiraz

On roule vers l’Ouest. Les paysages défilent et changent: oasis, déserts, plaines, montagnes, lac asséchés, cols, plateaux cultivés. Déjeuner à Estahban, connue pour ses figues.

Arrêt au lac salé de Maharlu, avant Shiraz. Il y a encore des salins. A Shiraz, nuit au très bon hôtel Atlas.

Mercredi 26 octobre : Shiraz ( alt 1500 m)

Visite de la ville :

  • Tombeaux des poètes Haafez et Saadi
  • Moquée Vaquil
  • Bazar (tapis)
  • Jardins du palais ( quadjar) et botanique
  • Bazar encore
  • Nouvelle nuit à l’hôtel Atlas.

Jeudi 27 octobre : Shiraz-Persepolis-Ispahan (458 km)

Sur la route d’Ispahan, arrêt incontournable à Persépolis et visite de ce site majestueux de l’empire perse. Il faut avoir étudié et préparé cette visite pour l’apprécier. On y reste pour s’imprégner du lieu, avant de partir vers Naqsh-e Rostam où sont nichés à flanc de montagnes des tombeaux achéménides.

Après un déjeuner typique d’aubergines et de mouton, nous filons au Nord vers Ispaphan à 400 km.

Notre guide nous installe dans l’appartement de son frère. C’est une rare occasion de pénétrer l’intimité de la vie iranienne. Ehsan nous improvise un repas et nous fournis des matelas.

Vendredi 28 octobre : Ispahan (2 millions hab , 1752 m alt)

Visite du bazar et des ateliers de tapis, de la mosquée Jameh ( la plus ancienne d’Iran). Déjeuner dans un restaurant de quartier typique et bien bon.

Visite du palais des 40 colonnes et de ses jardins magnifique (safavides). Puis les pont Charestan 12 ème siècle, Chambi 21 arches et Khadjan à 2 étages, le plus joli. On y provoque des attroupement de curieux avides de communiquer. Très bonne dernière nuit au Safavi Hotel.

Samedi 29 octobre : Ispahan-Teheran (AIK) (400 km)


Derniers pas sur la place immense de l’Immam Khomeini, revisite du bazar et de ses tapis négociés.

Entrée au Palais Ali Kapi, puis repas dans une cantine typique du bazar. Cette fois entrée dans le Bazar e Bozorg. Nous finissions dans la cathédrale arménienne Vank et ses richesse.Café d’adieu et départ pour l’aéroport International Khomeini de Theran.

Et pour finir quelques photos, souvenirs d’un périple perse!

Bagh E Shahzade

Mosquée Vakil

S Shiraz  Jardins du palais

Naqsh-E-Rostam

LE PAYS BASSARI EN ZIG-ZAG

2018
08.31
Isolé et difficile d’accès, le pays bassari, à l’Est du Sénégal et tout proche de la Guinée Conakry, est une région peu visitée. A travers des paysages de collines (qui annoncent les reliefs du Fouta Djalon), nous partons à pied à la rencontre des Bassari, une population animiste qui a conservé ses traditions.Le parc National du Niokolo Koba borde cette zone et nous avons l’occasion d’y effectuer un safari pour admirer la faune grouillante et fascinante avant de partir se rafraîchir sur la « petite côte »…BL et sa petite famille sont partis en compagnie de Mady et son équipe explorer ce bout d’Afrique! Ils en ont rapporté un reportage photonous ont envoyé quelques photos!

Dans le parc du Niokolo Koba, protégés par la forêt-galerie!

C’est l’heure de la pause…photo!

Les pluies d’été (l’hivernage) font renaître la végétation mais compliquent la circulation

Des visiteurs inattendus!

Rencontres au village!


LE MALI ET LE SAHARA EN 2CV

2018
08.31

Bernard nous a écrit une, deux longues lettres depuis les rives du fleuve Casamance où il a jeté l’ancre…Ses bouteilles à la mer sont arrivées jusque Zig-Zag, publiées par les merveilleuses éditions « Parisagadez »: « Au volant de mes bicylindres: le Mali Récit et photographies de voyages » et « 1977-6 mois en Afrique Récit et photographies d’un voyage de 1976/77″. En route pour l’Afrique!

LE MALI EN 2CV

Nous avons déjà, sur le blog, consacré un billet au 1er livre de Bernard « Mon Acadiane en Guinée ». De 1977 à 2013, à 6 reprises, l’auteur a sillonné le Mali: en 2CV et en Acadiane sauf en 2004 où il a voyagé au pays dogon à pied puis vers Tombouctou en pinasse avec Zig-Zag…Le pays dogon alors accueillait chaque hiver depuis 1995 des randonneurs qui arrivaient sur Mopti en charter. Les vols se sont arrêtés en janvier 2011 quand la menace « djihadiste » s’est précisée.

Le chapitre sur le pays dogon et la descente du Niger en pinasse est illustré des photos de Bernard: la vie sur le fleuve, les pinasses à moteur et/ou à voile, les rues de Tombouctou, les Monts Hombori…

Revenons à nos 2CV et autres Acadianes. Son voyage de 2010 est un retour au pays dogon. Sa 2CV escalade les pistes qui relient la plaine au plateau et empruntent les quelques cols. A travers les photos de Bernard, nous découvrons l’organisation de l’espace typique des villages dogons: en bas de la falaise et des éboulis, les villages actuels, plus haut, les anciens villages et, quasi inaccessibles dans les falaises, les maisons des Tellems (les premiers habitants) qui servent de nécropole.

Mais le carnet de voyage de Bernard nous conduit aussi à Nioro et à Kayes, loin du Mali touristique, au bord d’un autre fleuve, le Sénégal, qui ici sépare la Mauritanie du Mali. Bernard a rendez-vous avec Tokhounta qui travaille dans la même entreprise que lui en région parisienne. Tokhounta l’a invité: rencontre avec un autre Mali, le Mali des Soninkés et Sarakolés qui vivent ici et constituent la majorité de l’émigration malienne en France.

En cadeau d’arrivée, Bernard reçoit un bouc promis aussitôt à la marmite. Il est accueilli dans une concession construite en béton, grâce à l’argent envoyé de France par Tokhounta. Cette région du Mali est très pauvre et isolée: la diaspora malienne, par ses envois, porte la croissnace et la modernisation. A Kersignane, à 80 km de Kayes, Bernard, un pro du bâtiement, se familiarise avec les techniques locales de construction et aussi avec les « toufas », des briques de terre crue mélangée  à de la paille.  Entre les 4 à 6 repas quotidiens auxquels il ne peut échapper (pauvres moutons!) et les visites aux parents de son hôte, il a appris un peu de soninké (Yo=oui, Aï=non) et trouvé le temps de photographier des joueurs de Uno…

6 MOIS EN AFRIQUE

Avec ses 2CV, Bernard remonte aussi le temps…jusqu’en 1977. Dans son dernier ouvrage, il nous raconte ses 6 mois de voyage à travers le Sahara et l’Afrique de l’Ouest en 1976/77: il y a 40 ans, le voyageur pouvait passer sans encombre à Oujda du Maroc à l’Algérie; le Burkina Faso s’appelait Haute-Volta; il n’y avait besoin d’aucun visa pour parcourir l’Algérie et l’Afrique de l’Ouest…

Le livre de Bernard est aussi un témoignage unique sur une épopée: des années 70 aux années 90, des milliers de jeunes européens, l’hiver venu, partaient vers le Sud avec de vieilles voitures d’occasion (dont beaucoup de Peugeot 404 et 504) et franchissaient le Sud algérien pour atteindre l’Afrique Noire…Certains ne sont jamais revenus, engloutis par le désert. Beaucoup arrivés en Afrique de l’Ouest revendaient leur véhicule et finançaient ainsi leur voyage. Bernard et ses amis, arrivés à Lomé après une première transaharienne, sont repartis plein Nord pour une 2ème transsaharienne.

Pour Bernard et ses amis, l’Afrique, en 77, est une première: ils n’imaginent pas qu’au Maroc il puisse y avoir de la neige l’hiver sur l’Atlas. Dans leur esprit, « En Afrique, il doit logiquement faire chaud ». A partir de Beni Abbès, les permières dunes rouges du Sahara surgissent. Bientôt le ruban de goudron disparaît et il il n’y a plus que des traces: ils sont sur la transsaharienne qui via Reggane, Bidon 5, Borj Mokhtar et Tessalit gagne Gao, la porte de l’Afrique Noire. Et le début de leur croisière pour Mopti. Les 2CV embarquent sur une barge, un remorqueur pousse un train de barges…Le voyage dure 6 jours de la grande dune de Gao au port de Mopti via Tombouctou et le lac Debo.

Bernard observe, note et photographie: son appereil photo ne l’a pas quitté pendant ces 6 mois. 40 ans après, les dispos de l’époque sont de splendides illustrations de cette double transaharienne.

PARIS AGADEZ

Laissez la magie opérer: ouvrez les ouvrages de Bernard et vous ne les quitterez plus avant la fin. Bernard n’a pas seulement voyagé. Il a saisi dans ses carnets toute une Afrique qu’il nous offre en partage! Il est possible de commander les ouvrages de Bernard à Zig-Zag ou en lui envoyant un mail à pedrialib@hotmail.fr