LES ILES DU CAP-VERT: SUIVEZ LE GUIDE!

2017
09.07

Les îles qui composent l’archipel du Cap Vert furent découvertes entre 1460 et 1463. La première île à être aperçue fut Santiago. Ensuite, furent découvertes les îles de Maio, Boa Vista, Sal, Fogo et Brava. Nous avons retrouvé une modeste brochure des années 30 consacrée au Cap-Vert!

L’archipel du Cap Vert est formé par deux groupe d’îles et d’îlots que l’on a convenu d’appeler Barlaventi et Sotavento parce qu’ordinairement, le vent dominant est du Nord-Est. Le premier groupe comprend les îles de Santo Antao, Sao Vicente et Ste Luzia et les îlots Branco et Raso, S. Nicolau, Bella Vista et Sal.

En 1503, on entreprit le peuplement de l’Ile de Fogo, qui commença à jouir des privilèges accordés à S. Thiago : céréales, ivoire, cire, coton, cuirs etc.

Le second groupe, les îles de Maio, S. Thiago, Fogo et Brava et les petits îlots du Rombo.

Ces îles sont situées dans l’océan Atlantique. Leur superficie totale est de 4930km² distribués de la façon suivante :
- l’île de S. Thiago (la plus grande) : 1980km²
- Santo Antao : 785km²
- Boa Vista : 613km²
- Fogo : 530km²
- S. Nicolau : 346km²
- Maio : 216km²
- Sal : 206km²
- S. Vicente : 195km²
- Brava : 56km²
- Santa Luzia et les petits îlots : 3km²

ASCENSION DE L’ELBROUZ

2017
08.31

2 randonneuses Zig-Zag nous envoient une carte postale rafraichissante au mois d’août depuis le sommet de l’Elbrouz atteint après quelques jours d’ascension!

« DU VENT. DU SABLE. DES ETOILES » : ZIG-ZAG AU SAHARA !

2017
07.28

Zig-Zag randonne de l’erg de Merzouga dans le Sud marocain au désert de Wahiba en Oman, du Grand Erg Oriental en Tunisie au Dash-El-Kavir iranien ! Randonne ou plutôt navigue : « La Bosse Du Voyage » n’ est pas seulement une accroche, c’est aussi un résumé…

Comment mieux arpenter le désert qu’en caravane, en compagnie de dromadaires, accompagnés d’ambassadeurs touaregs, maures, berbères, chambaas, aït attas, bédouins ou toubous… ?

LE DESERT EN ZIG-ZAG


Le Sahara ? « Du vent. Du sable. Des étoiles » écrivait Saint-Exupéry (un de ceux dont les écrits ont fait connaître le Sahara en France). Le vent ? Le souffle du désert tantôt glacial tantôt étouffant mais un fidèle compagnon. Le sable ? Très pratique pour les bivouacs dans les oueds, wadis et autres koris. Les étoiles ? Des points de repère et des constellations  qu’on observe chaque soir l’hiver dans le ciel. La beauté des ciels étoilés sahariens vaut tous les palaces du monde.

Chaque hiver nos caravanes sillonnent le Sahara et d’autres déserts au Moyen-Orient, en Asie et en Afique depuis 30 ans.. Pendant une ou plusieurs semaines, elles partent pour une navigation au long cours : un point de départ, un point d’arrivée et entre des étapes dictées seulement par les points d’eau, les pâturages et notre fantaisie. Sur les chameaux de bât l’intendance suit et nous voyageons en toute autonomie parfois à des centaines de kilomètres de la première ville…Ces dernières années, sur les itinéraires les plus reculés, nous avons ajouté des téléphones thurayas. Sur les autres, les mobiles fonctionnent parfois !

Le Sahara, le plus grand désert du monde et un gigantesque sanctuaire naturel, reste une grande aventure à découvrir à la vitesse des chameaux.

QUAND LE SAHARA SE FERME


Le Sahara est-il devenu infréquentable ? Ces dernières années, nous avons dû renoncer à de nombreuses destinations en Afrique et au Moyen-Orient en raison des conflits en cours et des menaces pesant sur les voyageurs : Mauritanie, Mali, Niger, Algérie, Libye, Tchad, le Sinaï et le Désert Blanc en Egypte mais aussi la Syrie et le Yemen…

Les équipes locales, guides, chameliers, chauffeurs et cuisiniers avec qui nous avons travaillé parfois plus de 20 ans, ont été, comme tous ceux qui travaillaient dans le tourisme au Sahara et dans plusieurs pays du Moyen-Orient  affectés par la situation politique actuelle. Les uns comme les autres attendent des jours meilleurs et essaient de se débrouiller entre le transport, l’élevage, l’agriculture et les commerces. En Lybie, au Yemen et en Syrie, dans des pays en guerre, la survie est un combat quotidien et nous restons parfois de longs mois sans nouvelles.

OU ALLER AU SAHARA ?


Faut-il renoncer à arpenter le désert ? Nos randonnées sont une passerelle entre pays, entre espaces. Jamais les transports n’ont été aussi rapides et simples. Et il faudrait arrêter de voyager au Sud (en résumé) ? Nous ne le pensons pas !

Un coup d’oeil sur le site mais aussi sur notre blog et sur notre page facebook l’attestent. Nous continuons à randonner au Sahara(et au Moyen-Orient). Quelques exemples :

-au Maroc, l’hiver, nous avons de très nombreuses randonnées chamelières dans le Sud Marocain ainsi que sur la Côte Atlantique et aussi des randonnées muletières notamment dans l’Anti-Atlas. Le Maroc est peut-être le plus beau pays d’Afrique du Nord et son désert, par sa diversité, n’a rien à envier au Sahara Central. L’équipe locale avec Ahmed, Abdou et Mohamed travaille avec nous depuis plus de 30 ans…Elle connaît par cœur pistes caravanières et sentiers! Le Maroc est un pays ami et tranquille, une destination idéale pour combiner randonnée, nature et découverte en raison de son patrimoine architectural et culturel !

-le Sud Tunisien s’étend sur le Grand Erg Oriental. Au Sud de Douz, un océan de dunes attend le voyageur qui découvre au fil des jours la variété des paysages. En compagnie de notre équipe locale, on s’immerge dans cet univers de sable…Ces 2 dernières années, suite à plusieurs attentats, le tourisme saharien a quasi disparu. Sur place, dans le Sud, les rares randonneurs ont pu constater que tout était calme !

-le Nord-Soudan…La destination est peu connue mais chaque hiver nous y envoyons de petits groupes qui reviennent conquis par la beauté des paysages et du désert…A Méroé, le grand site archéologique du Nord Soudan, nous bivouaquons au pied des pyramides des pharaons noirs…Nous avons même réussi à monter des randonnées chamelières de Naga à Méroé !

UN PEU DE GEOPOLITIQUE?


Nous n’aimons guère les grands mots. Mais…Zig-Zag voyage et organise des voyages au Sahara et au Moyen-Orient depuis des décennies. Nous venons de vous donner un aperçu de nos voyages et de destinations sahariennes où nous sommes présents.

A écouter certains la question actuelle serait « Faut-il voyager dans les pays musulmans ?»

Pour nous cette question n’a pas de sens parce que nous refusons  de définir  un pays ou une population sur une base religieuse. D’ailleurs, en 30 ans de Zig-Zag, elle ne nous était jamais venue à l’esprit…Nous voyageons au Sahara, en Afrique et au Moyen-Orient…Nous voyageons au Maroc avec des marocains, en Tunisie avec des tunisiens, en Egypte avec des égyptiens, au Soudan avec des soudanais, en Oman avec des omanis, en Jordanie avec des jordaniens..etc…Dans chaque pays, la réalité est complexe et , à notre échelle, nous essayons d’en saisir des moments… En aucun cas, en Afrique, en Asie ou en Europe, on ne peut réduire un pays ou une population à une religion.

Derrière la question faussement naïve « Faut-il voyager dans les pays musulmans ?», il y a une vision du monde que nous ne partageons pas : le monde serait partagé en « civilisations » reposant sur la religion et antagoniques…C’est la thèse développée aux Etats-Unis par Samuel Huntington (dans son ouvrage « Le  Choc Des Civilisations ») et qui a rencontrée ces dernières années un large écho en Europe… Si on creuse un peu, on s’aperçoit que cet auteur n’a fait que recycler et mettre aux goût du jour des thèses développées par les extrême-droites européennes au début du XXème siècle.

Très peu pour nous qui persistons et signons. Nous voyageons et randonnons au Sahara. Aujourd’hui au Maroc, en Tunisie et au Soudan. Demain, dans les autres pays sahariens que nous aimons. Demain comme hier, jamais nous n’enfermerons et ne réduirons ces pays et leur populations à partir de catégories religieuses (ou pseudo-religieuses)… Désolé pour les amateurs de choc des civilisations et de guerre des religions !

Une lecture pour aller plus loin sur le Sahara? Nous vous recommandons le numéro de juillet/août 2015 de la Documentation Française consacré au « Sahara Un Désert Mondialisé ». L’article sur le Tourisme Saharien parle entre autres de Zig-Zag!

RANDONNEE SUR L’ILE D’AMORGOS

2017
07.27

Amorgos, une île toute en longueur : de vieux villages dispersés dans la montagne et quasi abandonnés, un magnifique monastère : Panaghia Chozoviotissa et partout la même aridité, la même âpreté des paysages, le soleil, le vent et la pierre…

Appréciez les magnifiques vues…

Découvrez la petite Eglise et la plage Agia Anna :

Randonnez sur de beaux sentiers, profitant de paysages à couper le souffle

Enfin, découvrez le célèbre monastère de Panaghia Chozoviotissa :

Une randonnée en liberté à découvrir sur le site de Zig-Zag :

http://www.zigzag-randonnees.com/2500/naxos-paros-et-amorgos.html


DANS LE LABYRINTHE DU SINE SALLOUM

2017
07.25

A 2 heures de Dakar, la porte de l’Afrique de l’Ouest, le voyageur découvre un univers magique: le Sine Salloum, un labyrinthe de terre et d’eau, un sanctuaire naturel…Nous découvrons ce monde à part en pirogue et à pied!

SENEGAL, LE PAYS DES FLEUVES

Sénégal, le pays du fleuve. Ou des fleuves? Ils ont capté la vie du pays. Le Sénégal et la Casamance se prêtent aux cultures, notamment du riz. Cultures, pêche, élevage et communications, la vie s’organise autour des fleuves !

Ils ont toujours servi de voies de communication, facilitant les échanges Est-Ouest. Aujourd’hui même, les communications Nord-Sud restent difficiles…. et l’attente au bac sur la Gambie longue.

D’autres cours d’eau, comme le Ferlo, le Siné et le Saloum sont fossiles : leurs vallées ont été envahies depuis longtemps par l’eau de mer. Ces sanctuaires naturels sont de paradis pour la faune, en particulier les oiseaux! Les eaux sont très poissonneuses: les villageois, quand ils peuvent combinent agriculture, élevage, pêche et  ramassage des coquillages.

LE SINE: UN LABYRINTHE AQUATIQUE

Entre Fadiout et Missira, le Sine est un labyrinthe de bolongs et de canaux entre les îles et les bras de terre…Un enchevêtrement de forêts et de mangroves entrecoupées de petits villages isolés accessibles uniquement en pirogue. Il faut parfois des heures de navigation pour les rejoindre par des bolongs qui serpentent paresseusement dans la mangrove.

La région du Siné offre de grands espaces d’évasion avec ses forêts de baobabs ou de roniers. Notre circuit nous conduit à travers  le Siné à la découverte de la lagune de la Somone (nombreux oiseaux), des bolongs du Siné  puis au coeur du pays Sérère. Nous combinons déplacements en pirogue et balades.

Le Sine-Salloum est un dédale de terre et d’eau, un labyrinthe d’îles et de bolongs (des bras de mer) où la nature paraît avoir gardé tous ses droits !  Il est issu des deltas fossiles des fleuves Salloum et Diombos. Cormorans, aigrettes, cigognes, pélicans, aigles pêcheurs, hérons, grues, flamands et goélands vivent dans et au-dessus de la mangrove. Plus rares, pygagrgue et martin-pêcheur ne sont pas absents…  De loin en loin, la silhouette d’un baobab troue le mur végétal…

Des villages de pêcheurs, parfois minuscules, se dissimulent dans les îles plus isolées.  Sur les îles les plus élevées, des cultures sont possibles.

Ce voyage est une plongée dans un univers magique, inaccessible et hors du temps. Combinant pirogue et marche, nous découvrons un monde fascinant.

http://www.zigzag-randonnees.com/543/rando-et-pirogue-dans-le-sine-salloum-9-jours-toute-l-annee.html

ARMENIE UN MUSEE A CIEL OUVERT

2017
07.10

L’Arménie est un pays de hautes montagnes et de de vallées fleuries, de terre brûlée par le soleil dans les plaines et de verts pâturages en altitude, une contrée aux lacs limpides et aux torrents tumultueux sous les neiges des sommets, proches ou lointain comme l’Ararat (5900m) à quelques dizaines de kilomètres d’Erevan mais inaccessible car en territoire turc.

On connaît très mal ce petit pays de 30000 km2, issu de l’URSS, en France. La chaîne du Petit Caucase le traverse d’Ouet en Est et plusieurs sommets (issus d’une activité volcanique intense) dépassent ou frisent les 4000 m (l’Aragatz4090m, l’Ajdahak 3597m, le Kapoutjouk 3940m) , donnant son caractère montagneux au pays.

Cette chaîne fut pendant des siècles disputée par 3 empires : ottoman, perse et russe…Comme en Afghanistan et en Asie Centrale, les Grandes Puissances s’appuyaient sur les populations locales pour étendre leur influence, combattre leurs rivaux : une version locale du        » Grand Jeu  » dont parle Kipling … , Il fallut attendre les années 20, un traité entre la Turquie et l’Union Soviétique pour que l’Arménie soviétique acquière une certaine stabilité dans ses frontières…

Elle accueillit à ce moment-là, comme d’autres pays du Moyen-Orient, la France et l’Amérique, les survivants du génocide arménien perpétré pendant la 1ère guerre mondiale dans le Nord-Est (et aussi le Sud-Est) de l’actuelle Turquie, dans les régions dites de la Grande et Petite Arménie où depuis des siècles coexistaient Turcs, Arméniens, Grecs, Yézidis…

Le spectacle du Mont Ararat, de son cône majestueux, visible depuis les hauteurs d’Erevan et des environs rappelle ce passé douloureux qui continue à hanter les Arméniens.

Zig-Zag a découvert en 2003 cette destination où nous retournons avec plaisir chaque année! L’Arménie n’est pas une destination touristique pourtant elle possède un patrimoine d’une grande richesse et des montagnes préservées.  Hovhannès qui a guidé notre dernier groupe en mai nous a envoyé quelques photos. Il y avait encore de la neige en mai sur les pentes de l’Adjahak! Notre groupe a alterné marche sur les pentes des principaux massifs et découverte culturelle.

Prairies et forêts avaient leurs habits de printemps: du vert partout! Les sentiers ne sont pas toujours entretenus et l’orientation peut être complexe! Le Nord-Est de l’Arménie est une gigantesque forêt de feuillus où il est facile de se perdre!

En altitude, les bergers yézidis ne sont pas encore là! Nous avions la montagne pour nous seuls! Pendant l’été les bergers yézidis gardent leurs troupeaux sur les pentes de l’Aragats et de l’Adjahak. Ils passent plusieurs mois avec leurs troupeaux en altitude!

Ci-dessous une famille de bergers yézidis photographiée devant la yourte familiale plantée en altitude pendant l’été!

http://www.zigzag-randonnees.com/2103/un-musee-a-ciel-ouvert-15-jours-de-juin-a-octobre.html

DES LEFKA ORI A LA MER

2017
07.04

Cet itinéraire de randonnée Zig-Zag s’aventure au coeur des Lefka Ori en Crète…Nous publierons prochainement un reportage photo sur ce voyage rapporté par P. et M.C. C. de leur périple crétois en mai!

Randonnée à réaliser en compagnie de Kazantzaki et de ses romans: “Comme elle est belle la Crète. Comme elle est belle! Je voudrais être un aigle pour l’admirer tout entière du haut du ciel”. Kazantzaki – La Liberté ou la Mort.


ISLANDE: AU PAYS DES ELFES

2017
06.03

Tout là-haut, tout au Nord, près du cercle arctique, une île isolée: l’Islande! C’est ici que vivent les elfes et que se cache leur royaume! Les premiers navigateurs qui longèrent ses côtes l’appelèrent « Iceland » ou pays des glaces. Le pays leur paru abandonné aux brumes et aux glaciers. Quelques moines islandais à la recherche de déserts propices à la vie d’ermite s’y fixèrent au VIIIème siècle. Mais la colonisation ne commença vraiment qu’au Xème siècle avec les Vikings. Depuis son histoire naturelle et politique rattache l’Islande au monde scandinave. L’Islande est plus qu’une île: un mini-continent, un immense désert froid avec sable et lave, volcans et glaciers.

LE FEU

L’Islande est d’origine volcanique: 99% de son territoire sont couverts de roche volcanique. Plus d’une éruption volcanique a troublé son passé: fermes englouties par les coulées de lave; villages enfouis sous une pluie de cendre. L’Hekla, le Krafla et d’autres volcans entrent régulièrement en activité (comme l’actualité nous l’a rappelé en 2010!).

En 1973, lave et cendre ont submergé en quelques heures Heymaye, un village des îles Vestmann, au Sud de l’Islande. La population fut évacuée en catastrophe. Quelques années plus tôt, une éruption volcanique sous-marine déclencha la formation d’une nouvelle île. Volcans sous-marins, enfouis sous la glace, en forme de cône ou d’anneau: les volcans islandais ont modelé les paysages.

Ils sont à l’origine des geysers et des sources d’eau chaude, des mares de boue et des solfatares. Les islandais ont tiré parti de ce « bouillonnement »: grâce à la géothermie, au captage des sources d’eau chaude, ils chauffent leurs maisons et des serres où poussent tomates, poivrons et…bananes.

LA GLACE

« Iceland » c’est plusieurs dizaines de glaciers, des plus infimes au plus grand d’Europe le Vatnajokull, vaste comme un département français. Coupé de rivières disparaissant dans des gouffres, sujet aux secousses sismiques, il est très difficile d’accès.

Les glaciers sont dispersés dans tout le pays. Des langues glacières descendent jusqu’au niveau de la mer. Elles alimentent des lacs où flottent de petits icebergs et des rivières aux crues subites. Malheur à l’automobiliste qui traverse à gué une rivière glaciaire trop haute! Dans le meilleur des cas, son véhicule attendra plusieurs heures l’arrivée du camion de dépannage!

La glace peut avancer brusquement: plusieurs dizaines de mètres en quelques semaines. Les glaciers sont un puissant agent d’érosion, comme en témoignent les moraines -d’immenses remblais formés par les débris, les rochers véhiculés par les glaciers- et ils ont sculpté, lors des précédentes glaciations pics, vallées, fjords et cuvettes.

L’AVENTURE

300 000 islandais sur 100 000 km2: la densité de population est la plus faible d’Europe! Ici, l’homme n’a qu’égratigné la nature: peu de routes et des pistes souvent impraticables.

Cette nature, l’intérieur de l’Islande, ne se découvrent vraiment qu’à pied. On peut combiner 4X4, pour aller plus loin à l’intérieur des terres et balades ou réaliser de véritables treks, comme entre l’Hekla et Sörsmork en passant par Landmanalaugar. Un sentier les relie (le Laugavegur) qui demande 6 jours de marche. Il est ponctué de petits refuges, seule trace de présence humaine à des dizaines de kilomètres à la ronde!

On peut aussi marcher à la recherche du royaume des Elfes, au Nor-Est de l’Islande…Mais l’itinéraire est tellement secret qu’on ne peut guère en parler plus!

Vous pouvez retrouver nos voyages Islande ici: http://www.zigzag-randonnees.com/1053/islande.html

DE MONTSERRAT A ST JACQUES

2017
05.16

Au coeur de la Catalogne, le pèlerin parti de Barcelone remontant la vallée du Rio Llobregat, comment pouvait-il ne pas être saisi ? Depuis le village de Collbato, le chemin grimpe, se faufilant entre des barres rocheuses, jusqu’à la crête de la Serra de Llarga. De l’église ou de la croix St-Michel, le regard embrasse tout Montserrat, montagne et monastère.

Les tuyaux d’un orgue de pierre montent vers le ciel. Quelques centaines de mètres au-dessus du monastère, les formes de gigantesques pénitents rocheux (affublés par l’imagination populaire de noms évocateurs, la femme enceinte la momie ou la petite) se découpent sur l’horizon.

MONTSERRAT OU LE MONT SCIE

Quand, au pied de cette forêt de pierre, l’abbé Oliba choisit de fonder un monastère bénédictin en 1025, la sauvagerie et l’isolement du lieu ont déjà attiré quelques ermites. Fidèle à la tradition monastique, il a privilégié un site grandiose et impressionnant propre à frapper les âmes. Le lieu, un étroit balcon à 700 mètres d’altitude, a dicté aux architectes successifs un plan tout en longueur et en hauteur : la façade sud du cloître n’a pas moins de 7 étages !

Montserrat, en catalan, signifie le « mont scié » : l’image résume d’un trait tout un paysage. Les moines en ont tiré leur emblème, une scie qui découpe une montagne, ainsi que le titre d’une publication « La Scie d’Or ».

Oliba donna une double vocation au monastère : une application respectueuse de la règle de St-Benoît ; une ouverture sur le monde, un accueil des pèlerins et des voyageurs. Le présent illustre cette double mission. A MontSerrat coexistent une centaine de moines bénédictins retirés du monde (l’abbaye appartient à la congrégation de Soubillaco) et deux millions de visiteurs chaque année. Les uns et les autres habitent et parcourent le même espace sans se croiser si ce n’est dans le sanctuaire pendant les offices religieux.

La dévotion précoce du sanctuaire au culte marial fit beaucoup pour la renommée de Montserrat. La légende raconte qu’un moine découvrit au XIIème ou XIIIème siècle à Santa Cova, à proximité de l’abbaye, « l’Image », une vierge noire, « la Moreneta ». Elle trône maintenant dans un renfoncement du choeur de la basilique.

Au cours des siècles, Montserrat eut aussi à déplorer le passage de quelques importuns. Ainsi, les troupes napoléoniennes brûlèrent le monastère en 1811… Les vicissitudes de l’histoire expliquent l’enchevêtrement des styles architecturaux.

A gauche de la place centrale du sanctuaire subsiste une moitié du cloître gothique (fin XVème), merveille de légèreté. On traverse le cloître du XVIIIème siècle pour accéder à la basilique. Une statue d’Ignace de Loyola, fondateur de l’ordre des jésuites au XVIème siècle, rappelle sa conversion à Montserrat en 1522. Touché par la grâce, il remit son épée au père abbé Cisneros. A gauche de l’entrée principale du cloître, une petite salle est réservée aux offrandes : robes de mariée, roues de motos, berceaux et vêtements témoignent de voeux muets et poignants.

La basilique consacrée à Notre-Dame de Montserrat date du XVIème siècle mais fut reconstruite après la période napoléonienne. Caractéristique des églises catalanes entre le gothique et le baroque, une longue galerie circulaire surmonte les nefs latérales. Des lampions, offrandes des fidèles, soulignent la profusion et la richesse (certains diront surcharge) de la décoration intérieure à laquelle Gaudi a participé.

Chaque année, le 27/04 , on célèbre Notre Dame de Montserrat. Une veillée de prière précède une messe dite par le cardinal de Barcelone. Il faut retirer les bancs de l’église pour accueillir le public. Le soir et tard dans la nuit, la danse catalane de la Sardena, une ronde, réunit l’assemblée.

L’affluence témoigne de la place occupée par Montserrat dans la vie culturelle catalane. L’abbaye symbolise la permanence du catalanisme. Sous Franco, l’abbaye fut un centre d’opposition au centralisme castillan discret mais irréductible. La bibliothèque, plus de 300 000 ouvrages, comme l’édition annuelle de 200 livres en catalan en font un foyer de la vie intellectuelle de la Catalogne.

BALADES AUTOUR DE MONTSERRAT


La fréquentation actuelle de Montserrat, surtout en avril et octobre, peut inciter à s’enfoncer dans la nature proche les amoureux de la solitude. Le funiculaire de St Jean les transporte au « Pla des Tarantules », à 1000m d’altitude, face à Montserrat. La vue porte sur toute la haute vallée du Rio Llobregat qui empruntent la route et la voie de chemin de fer.

On peut aussi pénétrer dans le massif par la « Vall Mala », la mauvaise vallée. «L ’escalier des pauvres » conduit à l’ancien ermitage de Sainte Anne. La vallée de Santa Maria partage l’Est de la chaîne de Montserrat en 2. Billes, dents et pitons de pierre barrent la vallée. A l’Ouest, le groupe de Gorra Frigia, Santa Magdalena et Gorra Marinera domine le chemin de l’ermitage de St Jérôme. A l’Est, le rocher de San Salvador, la Panxa del Bisbe (le ventre de l’évêque) d’un côté et le doigt de « Cavall Bernat », la cap de Mort encadrent la Serra de « Les Luernes ».

Quel que soit le point de départ, les sentiers qui remontent la vallée de Santa Maria convergent vers le Nord et l’ermitage de St Jérôme, en deux heures ou un peu moins. L’ancien ermitage est le point le culminant du massif à 1224m. On y prend conscience de la singularité de la montagne Montserrat : au Nord, dans le lointain, les sommets des Pyrénnées enneigées, au printemps ; au Nord-Est et au Sud-Ouest la cordillère pré-litorale catalane ; à l’Est, à une trentaine de kilomètres, Barcelone. Par beau temps on aperçoit le Canigou, la Méditerranée et les Baléares.

Le Massif de Montserrat émerge de la cordillère catalane comme une forteresse isolée. Ses reliefs surpassent ceux de la Sierra St-Laurent au Nord-Est et les collines qui le séparent de Barcelone. Pour le géologue, il n’y a pas de miracle. A Montserrat, une accumulation de sédiments secondaires a été surélevée par l’effondrement au tertiaire de toute sa périphérie. Ces sédiments, quelques veines de grés mais surtout des masses gigantesques de conglomérat (un ciment de calcaire et d’argile sur une profusion de silex) furent depuis polis, taillés et arrondis par l’érosion.

A la Serrat de Sant Jeromi ou à la Serrat del Moro, une sensation de vertige vous envahit : des à-pics de plusieurs centaines de mètres bornent la montagne. Elle dessine un croissant orienté vers le Nord ; passé Saint Jérôme, un pincement provoqué par deux torrents isole la corne occidentale du massif, la moins fréquentée.

Si le « camino de Sant Jeromi » ou le sentier du torrent de Santa Maria ne satisfont pas l’aspirant-ermite, qu’il ne se tracasse pas : la montagne dissimule quelques sentes très secrètes. Entre l’église de Sant Jeromi et le refuge, une sente dégringole un couloir, « le canal de Sant Jeromi ». A peine tracée, elle zigzague dans une brèche de la montagne. Quelques pas réclament un peu d’attention. En une heure, on atteint les hauts du petit monastère de Sainte-Cécile dont les murs forment un carré parfait.

Le sentier serpente ensuite à flanc. Il passe au-dessus du monastère de Saint-Benoît. Les pentes Nord du massif sont très boisées. Au printemps, bruyères, genêts et cistes égaient les couverts. La barrière du Parets dels Diable et son prolongement l’Escleisa dels Teiscos défient l’oeil. Le canal Bernat y conduit, mais à quel prix ! Le raidillon disparaît très vite, remplacé par des dalles très pentues. Une main charitable a posé des cordes fixes, d’un grand secours pour se hisser jusqu’au col. Evidemment, ne tenterons cette variante que des marcheurs entraînés (et ne craignant pas le vertige).

Ensuite, de minuscules sentes courent en direction du monastère de Montserrat. Des grimpeurs modernes stylites se détachent au sommet de tel ou tel rocher. Au passage, on s’arrêtera moyennant un crochet, à la vieille église de Saint-Benoît, construite sous le rocher d’ »En Barbera ».

Mais, ne l’oublions pas, Montserrat ne se réduit pas à un banal terrain de jeu pour excursionniste. Du Haut Moyen-Âge à nos jours, Montserrat a été et demeure une étape importante du pèlerinage de St Jacques de Compostelle. En Navarre, les pèlerins partis de St Guilhem du Désert, du Puy, de Vézelay ou de Tours rejoignaient et rejoignent ceux de Catalogne. De Montserrat à Santiago, le sentier de St-Jacques demande une trentaine de journées de marche.

Montserrat, montagne et monastère, sanctuaire et étape sur le chemin de St-Jacques, l’homme a toujours su transformer en haut lieu les chefs d’oeuvre de la nature.

  • Aller à Montserrat
    1. par la route de Barcelone prendre l’autoroute de Sabadell/Terrassa (sortie Monistrol/Montserrat)
    2. en train, toutes les heures, depuis Barcelone, arrêt à la station  de Montserrat et ensuite funiculaire jusqu’au monastère
    3. en bus liaison régulières depuis la place des saints à Barcelone
  • Loger à Montserrat
    1. hôtel Abat Cisneros sur la place Santa Maria à Montserrat ; tel 3 835 02 51
    2. cellules pour les voyageurs (hébergement plus sommaire) même téléphone
  • A lire

Voici Montserrat, publication de l’Abadia de Montserrat, 1974

Tout Montserrat, Editorial Escudo de Oro, 1994

Montserrat, Tossa de Montblui, Editoria Alpina, 1984

Caminant A Montserrat, de Ramon Ribera Mauré, publications de l’Abadia de Montserrat, 1992 (guide plus complet sur les randos avec deux cartes mais catalan)

  • Y marcher

Une rando. Zig-Zag associe Montserrat et Barcelone

http://www.zigzag-randonnees.com/2648/montagnes-de-barcelone-les-parcs-naturels-de-montseny-et-montserrat.html

LA CAPPADOCE A PIED

2017
05.15

Au centre de la Turquie, la Cappadoce est une région hors du commun et hors du temps… Deux volcans, l’Erciyes et le Melendiz ont, au cours de leurs éruptions, couvert les plateaux de la Cappadoce de lave et de cendre qui se sont transformées en tuf, une roche très tendre.L’érosion a sculpté ce tuf et donné naissance à des « forêts » de pierre , à des pénitents rocheux et à des cheminées de fée. L’homme a aménagé dans ce tuf, un habitat troglodyte particulièrement élaboré et complexe. Nous republions un article paru sur le blog au printemps 2015. La Cappadoce, comme Istanbul, souffre d’une désaffection actuelle du public. C’est le moment de s’y balader!

Les hommes ont façonné, sculpté, creusé et aménagé le tuf. A Ortahisar, le piton rocheux dissimulait une forteresse invisible de l’extérieur! A Derinkuyu et Kaymakli, ce sont de véritables villes souterraines, bâties sur plusieurs niveaux, qu’on découvre en empruntant des galeries dérobées.  A Göreme comme à Zelve, nous marchons dans de véritables musées à ciel ouvert.

Les chrétiens au VII ème siècle (pendant la période byzantine)  poussèrent à la perfection l’aménagement de la région: églises souterraines décorées, réseaux de galeries enchevêtrées, systèmes défensifs…


Au cours de notre randonnée d’une semaine, nous découvrons à pied cet univers. Un réseau de sentiers sillonne la Cappadoce et nous l’utilisons au mieux pour découvrir la région.

Aujourd’hui, la Cappadoce reste une région rurale et agricole. Dans les villages, certains hébergements sont troglodytes! L’accueil est partout chaleureux!

Nous pouvons compléter  notre randonnée par une découverte libre d’Istanbul sur 2J. Entre Europe et Asie, à cheval sur le Bosphore, les vieux quartiers, le grand bazar, le palais de Topkapi ou Sainte-Sophie méritent une escapade! L’été les températures restent agréables grâce à la mer et au vent!

Pour en savoir plus: http://www.zigzag-randonnees.com/2290/cappadoce-et-istanbul-10jours.html