RANDONNEE DANS LES MONTS LIBAN

2019
07.05
Fresque dans la Qadisha

Ces dernières années, nous avons réussi à effectuer plusieurs randonnées au Liban, en particulier dans le Mont-Liban, très beau massif (le sommet, Qornet Es Sauda est à 3083 m) avec la vallée de la Qadisha, la vallée sainte maronite au Nord. Voici quelques photos et impressions de voyage! Nous complèterons prochainement ce reportage!

Les Monts-Liban

DE RETOUR

Nous voici rentrés depuis une semaine, et nous pouvons dire que ce voyage
nous a tous marqués tant sur le plan touristique, culturel qu’humain! Nous
avons eu des guides passionnants soit en rando avec Georges pour les sites
de Baalbek et autres, soit avec Bassam pour la visite de Byblos, et
Beyrouth. Les rencontres humaines ont été d’une grande richesse, et les
visites et commentaires tout aussi intéressants.

Félicitations aussi à Michel qui gère au Liban toute cette organisation de main de Maître! D et A R

Un monastère dans la vallée de la Qadisha

UN AUTRE TEMOIGNAGE

Il est intéressant de se rendre au Liban: culturellement parlant, historiquement parlant le pays est riche(vestiges, églises, sites…).
Nous avons été chaleureusement accueillis: le voyage avait donc un intérêt humain. On ne retourne pas indifférents, la situation complexe dans laquelle se trouve le pays depuis des années nous a été expliquée, évoquée. On revient très enrichis de ce court mais passionnant voyage.

Itinéraire très varié qui permet d’avoir une bonne vue d’ensemble du pays (coins retirés, montagne, villes villages, visites culturelles, marché).
J’ai beaucoup apprécié les nuits chez l’habitant au pied du mont Noir et surtout dans la vallée de la Qadisha.
L’itinéraire trek était varié: (3000 m) puis vallée (de la Qadisha et autres), traversée de villages et villes (Edhen), arrivée en bord de mer (Byblos)…

Les accompagnateurs ont été très efficaces, accueillants, ouverts. Cela a été très agréable: une rencontre enrichissante.
Tout a été très bien organisé (nuit en tente, nuits chez l’habitant, nuits dans les monastères, repas): rien à dire.
Un guide nous a accompagné durant toute la semaine; il nous a très bien guidés, encadrés. Un second guide a été contacté le dernier jour pour nous accompagner et nous renseigner sur Byblos, Beyrouth: très efficace, très bien. S.F

Colonnes à Baalbek
Nos randonnées au Liban sont décrites sur le site:
http://www.zigzag-randonnees.com/2304/randonnee-dans-les-monts-du-liban-8-jours.html

LA CASAMANCE: BOLONGS ET PIROGUE!

2019
07.01

La Casamance, coincée entre les frontières de la Gambie au Nord et de la Guinée-Bissau au Sud, est une région à part, traversée par le fleuve Casamance d’Est en Ouest. Long d’un peu plus de 300 kilomètres, la marée haute le recouvre jusque Ziguinchor : en aval de la capitale de la Casamance, on croit être sur le fleuve et on est déjà sur la mer !

D’innombrables bras de mer (ou de rivière) s’échappent du fleuve vers le Nord et le Sud en serpentant (comme des méandres) : les bolongs sont des voies de communication naturelles qu’empruntent les pirogues pour relier les îles et le villages les plus isolés, perdus dans la mangrove.

La Basse-Casamance est un univers semi-aquatique, la mangrove recouvrant toutes les côtes. Dans l’arrière-pays, des villages d’agriculteurs que signalent des bouquets de fromagers gigantesques (plus élevés que les baobabs !) tirent partie de la pluviométrie la plus élevée du Sénégal, l’hivernage (la saison des pluies) pouvant se prolonger jusque octobre.

Nous sommes ici en pays diola et notre guide, diola lui-même, nous guide à travers cet univers mystérieux, ce labyrinthe de bolongs et de sentiers, entre les palétuviers de la mangrove et la voûte forestière, de village en village. Quoi de plus naturel, au cours de ce voyage, que de combiner pirogue et marche ! Ou pirogue et VTT!

CARABANE, L’ILE DES PIRATES!

Au coeur de la Casamance, comme portée par le fleuve, l’île de Carabane fut le premier comptoir français en Casamance. Depuis peu, les bateaux de ligne qui desservent Ziguinchor depuis Dakar peuvent y accoster. Avant, ils mouillaient au large et confiaient leurs passagers à de frêles esquifs chargés du transit…Par beau temps, tout allait bien. Carabane est un vieux village que le sable semble être sur le point d’engloutir. Quelques pirates (ou leurs descendants) y tiennent des auberges qui invitent au séjour comme l’hôtel Carabane, un ancien séminaire, toujours  propriété du diocèse … Au bar, pas de vin de messe mais bière fraîche à volonté. Décidément, les voies du seigneur sont impénétrables!

OUSSOUYE ET LES FETICHES

A 45 m. en pirogue et ensuite 30 m. de mauvaise piste, le village d’Oussouye se compose de 6 grands hameaux noyés dans la végétation. Un bouquet de gigantesques fromagers signale chacun d’eux et lui dispense une ombre protectrice. On taille dans les racines de ces arbres portes et volets des cases en terre. Chaque hameau a sa case à fétiches qui le protège ainsi que sa population. Une journée n’est pas de trop pour découvrir, entre terre et eau, ce village!

ROYAUME D’ENAMPOR

Chaque île de Casamance était, jusqu’au début du 20ème siècle, un royaume…Le morcellement du delta en une multitude d’îles a bien fait les choses…Chaque roi défendait jalousement son indépendance.  A Enampor comme à Seleki, 2 îles voisines, coexistaient 2 royaumes.  Les cases à impluvium royales destinées à collecter l’eau de pluie sont devenues d’agréables campements touristiques!

La Casamance, un sanctuaire naturel préservé que nous ne pouvons que vous inviter à découvrir!

Retrouvez nos voyages en  Casamance:

http://www.zigzag-randonnees.com/1424/casamance-originelle-8-jours-toute-l-annee.html

RANDO METEORES

2019
06.25

Sur les traces de Jacques Lacarrière dans « L’Eté Grec », découvrez, lors d’une randonnée en Grèce, les Météores. A partir du village de Kastraki, par des chemins (et des sentiers parfois vertigineux), vous pouvez visiter plusieurs monastères.

LES METEORES

Le terme désigne, une formation géologique particulière, des pains de sucre (de grès) et ses différents monastères  comme suspendus au-dessus du vide. Les monastères furent construits sur ces pitons inaccessibles pour des raisons défensives (en des temps troublés).

Perchés au sommet de falaises et sculptés par l’érosion, ces monastères chrétiens orthodoxes sont pour la plupart abandonnés. Pour les ermites les plus endurcis, accessibles par des échelles posées sur les falaises et des vires impressionnantes quelques cavités avaient été aménagées dans certaines parois…

C’est au XIe siècle que les premiers moines s’installèrent sur les Météores, ils vivaient dans des grottes.

Les premiers monastères furent construits au XIVe siècle, et au XVe siècle 24 monastères étaient dans la région des Météores. Le plus grand monastère est appelé « La Grande Météore » :

Les Météores sont inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1988.

POUR EN SAVOIR PLUS

Un petit livre nous fait part de l’histoire du monaschisme aux Météores: « Meteora »  de Theocharis Provatakis est un ouvrage présentant différents monastères.

Cet ouvrage est une étude qui tente de fournir au lecteur des renseignements officiels sur ce qu’il doit voir et où se rendre dans la région des Météores. Cette étude n’est pas seulement une monographie scientifique, mais aussi un guide popularisé et illustré, appuyé sur des fondations scientifiques.

Ce guide vous sera très utile si vous décidez de visiter la région!

ZIGZAG DES EXPERTS DE LA RANDONNEE

2019
06.23

Zig-Zag, un nom qui résume la philosophie de notre agence spécialiste de la randonnée ! Les zigzags des sentiers capverdiens, népalais, péruviens, turcs…etc…n’ont plus de secret pour Zig-Zag !

Depuis plus de 20 ans, nous concevons et organisons des randonnées aux 4 coins du monde. La passion du voyage est devenu, au fil du temps, une expertise sur de nombreuses destinations et la randonnée.

Zig-Zag a toujours cultivé les destinations les plus insolites : Rodhopes bulgares, Mont Cika en Albanie, lac d’Ochrid en Macédoine,  vallée de la Qadisha au Liban, villages de Casamance, pistes chamelières oubliées des déserts d’Egypte, dunes de Baïdan Jaran en Mongolie Intérieure…Pas d’année depuis sa création en 1984 où l’agence n’ait  préparé, repéré, organisé de nouveaux itinéraires.

Le site comme les brochures sont le produit de ces prospections permanentes et régulières. Loin, toujours plus loin, encore plus loin !

Notre fil conducteur, c’est la randonnée. A pied, le plus souvent, mais quand les circonstances et la géographie l’imposent, en chameau, à cheval, en pirogue ou en bateau…

Les mille et uns sentiers zigzags ce sont surtout et avant tout mille et unes équipes locales avec qui Zig-Zag a tissé des liens depuis des années. Les guides, cuisiniers, chauffeurs, chameliers, muletiers, porteurs et piroguiers sont les ambassadeurs de leur pays et de l’agence. Comment mieux découvrir les villages du Fouta Djalon en Guinée ou les habitants des hautes-terres d’Ethiopie  qu’en compagnie de guides locaux ?

Zig-Zag qui fut pendant 17 ans association, a toujours eu à chœur, destination par destination, de s’appuyer sur une ou des équipes locales, de participer, à une échelle bien sûr modeste, au développement local et de s’inscrire à sa façon dans le tourisme solidaire.

A Paris, 54, rue de Dunkerque, une petite équipe, quand elle n’arpente pas les sentiers conçoit, prépare et organise, toujours prête à répondre aux questions des randonneurs…qui, pour certains, ont voyagé des dizaines de fois avec Zig-Zag !

En savoir plus : www.zigzag-randonnees.com (nous avons aussi une page facebook).

Ci-dessous quelques liens:

- nos récits de voyage (en vrac…) qui présentent quelques randonnées effectuées ces dernières années:

<http://www.zigzag-randonnees.com/visuPage.php?id=1448&ids=1527,0,0,0>

- le dossier de presse (une partie…):

<http://www.zigzag-randonnees.com/visuPage.php?id=2015&ids=2090,0,0,0>

- une randonnée au Cap-Vert (à la mode actuellement et idéal pour les randonneurs qui recherchent la difficulté):

http://www.zigzag-randonnees.com/voyage-circuit-afrique-520-470-596.html

LES METEORES: SENTIERS DU VERTIGE!

2019
06.05

Entre le Pinde et Athènes, aux limites de la Thessalie et de l’Epire, les Météores méritent le détour! Nous y consacrerons prochainement un billet du blog!


LES VIES DE MOUCHEGH : DE KHENDZORESK A PARIS

2019
05.28

Et si votre randonnée en Arménie commençait à Paris? Par la lecture des mémoires de Mouchegh, un voisin de Zig-Zag…Le journal arménien francophone Nord Haratch (lui aussi situé dans le 9ème) nous a aimablement autorisé à reproduire un article consacré à cet ouvrage et à son auteur! Khendoresk, dont il est question plus loin, est une étape de plusieurs de nos randonnées en Arménie!

Un livre exposé dans la vitrine de la boutique »Maubeuge Tapis »  à Paris 9ème . Le passant s’arrête et lit : « Mains Propres…Jeu D’Echecs » de Mouchegh Tchaloyan-Mardirossian. Le sous-titre précise « Récit de vie recueilli et rédigé par Jeanine Tchaloyan ».  Mouchegh, nous livre dans cet ouvrage ses souvenirs que sa belle-fille a rassemblés. De Khendzoresk en Arménie soviétique où il est né en 1923 à la rue de Maubeuge où il continue, chaque jour, à venir à la boutique qu’il a ouverte  dans les années 50, Mouchegh a vécu plusieurs vies.

KHENDZORESK

Mouchegh nous raconte sa jeunesse dans un village du Zanguezour au Sud-Est de l’Arménie soviétique. Khendzoresk  est partiellement troglodyte, étagé sur des pentes montagneuses sous de larges barres rocheuses.  Avec l’URSS, est arrivée l’école que Mouchegh fréquente. Mais aussi à la fin des années 20 la collectivisation forcée des terres imposée par Staline. Comment oublier la souffrance et la rage d’humbles paysans qui comme le grand-père de Mouchegh préfèrent abattre en tout ou partie leur bétail plutôt que de le remettre aux autorités…La vie est rude et difficile mais Mouchegh conserve le souvenir de ses grands parents  attentionnés, Nani et Papi,   de ses escapades estivales dans les vergers et de la saveur de leurs fruits…

LA GUERRE

Elève doué, Mouchegh a obtenu de pouvoir s’inscrire à l’université de Bakou. Mais la guerre le rattrape et en décembre 1941, à 18 ans, il est appelé.  L’URSS vit les pires heures de son histoire. Les troupes nazis avancent jusqu’ aux portes de Moscou. Pendant l’été 42, elles progressent en direction de la Volga et du Caucase. Mouchegh est fait prisonnier en octobre 1942 au Nord du Caucase.  Prisonnier dans un camp en Pologne, il a appelé ce chapitre de son existence « Aux Portes De L’Enfer ». Seul le hasard lui évite de mourir comme beaucoup de prisonniers soviétiques victimes de la barbarie nazie et lui vaut d’être affecté au service d’officiers de la wehrmacht  en France.  Il s’échappe à l’occasion d’un bombardement allié pendant l’été 1944.

PARIS ET LA LIBERTE

Considéré comme soviétique,  Mouchegh, recueilli par la Résistance française, est envoyé à Rennes où sont regroupés les prisonniers soviétiques dans l’attente de leur rapatriement (beaucoup à leur retour disparaitrons victimes de la terreur stalinienne). Une occasion se présente et il part pour Paris : « Ce jour-là je veux gagner une autre bataille : ma liberté » !  Par la diaspora arménienne qui fréquente l’église arménienne de la rue Goujon, il multiplie les rencontres, trouve travail et logement.  Et un nouvel état-civil : il est maintenant Mouchegh Tchaloyan né à Ankara en septembre 1924 grâce à la bienveillance d’un commissaire de police…Ce nouvel état civil le protège de tout rapatriement en URSS et lui permet d’obtenir des papiers.

UNE NOUVELLE VIE

Mouchegh  apprend un métier : réparateur de tapis. Le tapis persan est un art répandu bien au-delà de la Perse. Khendzoresk était renommé pour la beauté de ses tapis…Mais c’est à Paris que Mouchegh découvre le métier. Très vite, il n’a plus de secret pour lui.  Il se lance dans la vente ambulante avant d’ouvrir sa boutique « Maubeuge Tapis »… Son fils, Mélik, malheureusement décédé, l’a reprise, puis son petit-fils Michaël.  Mais Mouchegh continue à venir chaque jour ! Devenu français, Mouchegh n’a jamais oublié son village et l’Arménie.

L’ARMENIE TOUJOURS

Il lui faut attendre 1966 pour retourner en Arménie.  Il avait pu prévenir sa famille dès 1947 qu’il était en vie. Quand il retrouve sa famille et une partie de ses proches à Erevan, un quart de siècle s’est écoulé depuis leur séparation. Sa mère, son père et ses soeurs l’accueillent : l’émotion est au rendez-vous. D’autant que beaucoup d’amis de son âge sont morts en combattant les forces nazies.  Mais il ne put visiter Khendzoresk que des années plus tard. Ou plutôt les ruines de Khenzoresk car la population a été déplacée et le village reconstruit à proximité sur un plateau .

Entre l’Arménie et la France, de Khendzoresk à Paris, les mémoires de Mouchegh sont un témoignage captivant.  Les vies de Mouchegh sont un morceau d’une grande mosaïque formée par l’histoire de l’Arménie, l’histoire de France et leur enchevêtrement !

REPUBLIQUE D’UZICE ET PARTISANS DE TITO

2019
05.23

La Yougoslavie ? Le mouvement des partisans ? Et Tito ? Combinant randonnées (faciles) , visites et présentation, nous vous convions à découvrir un pan d’histoire peu connu. La Yougoslavie a disparu dans les années 90 pourtant, de 1918 à 1991, pendant 73 ans la « Fédération des Slaves du Sud » a réuni Serbes, Croates, Bosniaques, Macédoniens, Slovénes et Albanais du Kosovo. Etait-ce une utopie ? En tout cas le pays a existé et, profitant de l’affrontement Est-Ouest après le Seconde Guerre Mondiale, avait acquis une grande visibilité sur la scène internationale.

Nous consacrons un itinéraire de voyage (qui inclut des randos) à un épisode crucial d’une histoire très tourmentée : le mouvement des partisans yougoslaves. Le 06 avril 1941, la Wehrmacht envahit la Yougoslavie, le roi s’exile et l’armée capitule. Très vite, une résistance s’organise : les tchetniks (monarchistes) et les partisans (communistes, dirigés par Tito) affrontent les armées allemandes et italiennes ainsi que leurs alliés locaux (les oustachis d’Ante Pavelich en Croatie)…

Le mouvement des partisans s’étend rapidement à toute la Yougoslavie, favorisé par le relief très montagneux et la quasi-inexistence des routes dans certaines régions. Au prix de pertes élevées, avec le soutien d’une population martyrisée par l’ennemi, pratiquant une guerre de guérilla, il porte des coups très sévères aux occupants. En 1944, les partisans sont devenus une véritable armée, s’emparent de Belgrade et prennent le contrôle de tout le pays.

LA REPUBLIQUE D’UZICE

Uzice, à 2 heures de voiture à l’ouest de Belgrade, fut la première capitale de la république des partisans de Tito à partir de septembre 1941.  La ville est située au contact de la plaine central (le Danube!) de Serbie et des Alpes dinariques : c’est un point de passage obligé vers la Bosnie et Sarajevo comme vers le Monténégro et Podgorica !

Quand  les partisans prennent le contrôle de la région d’Uzice (Ouest de la Serbie et Est de la Bosnie), ils se doutent qu’ils ne pourront se maintenir longtemps sur place. Pour les chasser, la Wehrmacht doit prélever plusieurs unités sur le front russe (ce qui ralentit ses opérations).

L’offensive sur Uzice est déclenchée fin novembre. Les partisans doivent évacuer la ville. Un bataillon, pour protéger la retraite, se sacrifie à Kadincaja où se dresse maintenant un mémorial qui voisine avec un musée.

SUTJESKA

S’échappant d’Ucize fin novembre 1941 , Les partisans ont rejoint les monts Zlatibor au Sud d’Ucize en pleine tempête et se dirigent pendant l’hiver vers la Bosnie orientale et la région montagneuse de Sutjeska. Tito installe son nouveau quartier général pour 3 mois à Foca jusqu’au printemps 1942.

Là aussi, les partisans évitent l’encerclement. Des unités livrent bataille dans le canyon de Sutjeska début juin 42 favorisant le repli vers l’Herzégovine du gros des troupes.

Ils remontent vers le Nord, le long de la rivière Neretva, jusque Jablanica.  Pendant toute l’année 42, les partisans, très mobiles, assaillent les arrières de la Warhmacht et de l’armée italienne et évitent toutes les tentatives d’encerclement.

L’EXTENSION DU MOUVEMENT DES PARTISANS

Des unités de partisans se créent un peu partout en Yougoslavie, tirant partie du relief montagneux des Alpes dinariques et de leur isolement (peu de routes à l’époque).  Sur la Neretva, encore une fois, en plein hiver (42/43), ils échappent à une offensive majeure.

Donnant le change, partant vers l’Ouest où se concentre l’ennemi, ils repassent à gué la Neretva et prennent la direction du Monténégro, vers l’Est.

En 1943/1944, le mouvement des partisans devient une véritable armée qui chasse les nazis de Belgrade en novembre 9144.

Au cours de notre voyage, nous alternons visites, conférences et bien sûr randos pour découvrir toute une histoire encore très présente dans les mémoires et les paysages!

http://www.zigzag-randonnees.com/2940/-republique-d-uzice-et-partisans-de-tito.html

PINDE ET VILLAGES DE ZAGORIA

2019
05.03

Nous étions en ce mois de septembre dans la région de l’Epire (au nord-ouest de la Grèce) avec un groupe de marcheurs! C’est une région inattendue, surprenante, hors des sentiers battus, et finalement si attachante! Nous avons marché au coeur du Parc national de « Vikos-Aoos » à travers une végétation luxuriante (composée de pins, de cèdres, d’hêtres et de chênes) surplombée du massif (calcaire) du Pinde: c’est la chaîne centrale du pays, et elle culmine à une hauteur moyenne de 2 650 mètres. Accrochés aux pentes du Pinde, nous avons découvert tout le caractère des Zagoria, ce sont 46 villages en pierre et aux toitures couvertes de lauze. C’est un merveilleux patrimoine bâti mettant en exergue une architecture, une histoire, une gastronomie exceptionnelles, ainsi que des savoir-faire ancestraux!

Le trek est sur notre site: http://www.zigzag-randonnees.com/927/pinde-et-villages-de-zagoria-8-jours-de-juin-a-octobre.html

LE BOGOMILISME EN ZIG-ZAG!

2019
04.21

Cette hérésie médiévale dont le catharisme fut un écho naquit en Bulgarie au XIème siècle. Un moine bulgare, Bogomile (of course !), se révolta contre l’empereur byzantin. Il n’y a plus de bogomile en Bulgarie mais le bogomilisme est un excellent fil d’Ariane pour unvoyage au coeur des Balkans et dans le passé de la Bulgarie.

UNE HERESIE MEDIEVALE

L’hérésie bogomile et son succès s’expliquent aussi par l’ »irrédentisme » bulgare face à l’occupation byzantine et à l’église orthodoxe grecque. Les « Bogomiles » menacèrent un temps Constantinople. Décimés par plusieurs vagues de persécution, certains émigrèrent en Italie et en France au XIIème siècle et furent une des origines du catharisme. Ils transmirent à ce dernier la séparation entre « Parfaits » et simples croyants. Pour Bogomile, Satanaël, depuis l’enfer, tente de « reconquérir (la terre) avec ses alliés : les rois, les prêtres, les riches, l’Eglise… » (Les Hérésies, R. Varneigem). Avec un tel programme, il n’avait pas que des amis et bien de (pauvres !) bougres finirent sur le bûcher…

Cette tradition de résistance donna, par la suite, du fil à retordre à l’empire turc, successeur de Byzance. Bref, on se penche sur le bogomilisme et c’est tout le passé de la Bulgarie et des Balkans qui se bouscule sous notre regard…

Les Bogomiles nous ont laissé très peu de traces…Ne subsiste de cette page d’histoire des Balkans que des nécropoles comme à Zalbjak au Monténégro ou au Monténégro.

SUR LES TRACES DES BOGOMILES

Nous avons réalisé à plusieurs reprises  un voyage qui associe une découverte culturelle complète (plusieurs conférences avec d’éminents spécialistes sont prévues) de la Bulgarie et des Balkans à pied. Ce voyage est  résolument tourné vers l’histoire bulgare dont les témoignages architecturaux et artistiques agrémenteront notre périple.

Nous passons aussi 6 jours en Macédoine qui fut un haut lieu du bogomilisme.Les montagnes macédoniennes n’ont rien à envier à leurs voisines bulgares ou grecques. Les sommets Pelister (2600 m) et Galitchisa (2200 m) dominent les 2 très beaux lacs de montagne d’Ohrid et Prespa frontaliers avec l’Albanie (et aussi la Grèce pour le dernier). C’est au bord du lac d’Ohrid que Cyrille et Méthode, 2 moines byzantins, ont inventé l’écriture cyrillique au milieu du 9ème siècle. Ils n’avaient pas choisi ses rives au hasard : au cœur des Balkans slaves, ils étaient aussi proche de Byzance à laquelle la Via Egniatia (de Durres en Albanie à Thessalonique via la vallée du Drinn noir et le lac d’Ohrid) les reliait. Leurs disciples Clément et Naum ont fait d’Ohrid un foyer majeur de culture byzantine et aussi d’art.

Les témoignages architecturaux et picturaux de ce riche passé abondent : églises St Clément et Ste Sophie à Ohrid, St-Sauveur à Skopje, ex-monastères de St Naum et St-Pantelemion, magnifiques monastères de Treskavec à Prilep ou de St Jean Bigorski près de  Galicnic. Les fresques et icônes médiévales, notamment des XI et XII ème siècles, méritent à elles seules le voyage !

VERS L’ASSEKREM

2019
04.04

« La vue y est plus belle qu’on ne peut le dire ni l’imaginer. Rien ne peut donner une idée de la forêt de pics et d’aiguilles rocheuses qu’on a à ses pieds. C’est une merveille. » disait Charles de Foucauld en parlant de l’Atakor, le cœur du Hoggar.

LE HOGGAR


« Chaque vallée est une énigme, les pitons volcaniques qui bordent les ravins paraissent menacer l’intrus qui ose violer ce domaine. Le sol présente des teintes allant du jaune tendre au noir, coupées de veines vertes, violettes, bleues ou roses. Les roches déchiquetées ou polies s’accumulent en chaos indescriptibles et d’immenses étendues de pierres noires et boursouflées semblent sorties d’une chaudière diabolique. » ajoutait le géographe Claude Blanguernon.

Le Hoggar est un massif montagneux dont les sommets dépassent les 2500 m. Il est bordé au sud par le Tassili du Hoggar, au sud-est par le Ténéré, au nord-est par le Tassili n’Ajjer, au nord par la chaîne granitique de la Tefedest et à l’ouest par le reg de la Tanezrouft.

De nombreuses boucles au départ de Tamanrasset sont possibles. Nous allons d’une guelta à une autre par des vieilles pistes chamelières. Quelques nomades continuent à faire paître leurs bêtes dans la montagne mais ils sont de moins en moins nombreux. Les caravanes ont disparu. Les troupeaux ont été décimés par les sécheresses.

LES RANDOS


Depuis 1987 jusque 2011, de nombreuses caravanes Zig-Zag ont sillonné le Hoggar en compagnie de nos amis touaregs: Bouchegui, Salah, Mohamed, Bamba, Lamine, Bakai, etc… Voici quelques extraits de carnets rapportés par des participants.

J-D, C. & P: « Certains marchent en pélerinage sur les traces de Charles de Foucault jusqu’au sommet de l’Assekrem mais s’y rendre en simple randonneur est aussi une merveilleux moment presque mystique. En effet, la force de ces paysages à la minéralité épurée est une expérience exceptionnelle et inoubliable. Le désert, ses charmes et parfois son austérité, dont on s’imprègne pas après pas et jour après jour, nous a permis de vivre un trek d’une belle intensité avec un cadeau somptueux à son point culminant. Merci à Ramdan, notre guide touareg, qui nous a offert un petit bout de son désert et merci à Bakay et Alamine pour leur chaleureux accueil à Tam. »
J-D, C. & P.

F.K. avait choisi la formule méharée (mais n’a guère apprécié son chameau!): « J’ai bien apprécié l’itinéraire et la randonnée même si je regrette de ne pas avoir eu assez de congés pour y passer 2 semaines comme les autres membres du groupe! On fait avec ce qu’on a. Les accompagnateurs étaient bons. Dommage que la barrière de la langue limite parfois les échanges et l’approfondissement de la découverte de la culture Touareg. Pour autant, comme je n’ai fait qu’une semaine au lieu de 2 comme les autres participants de cette randonnée, je suis revenu en véhicule, avec le privilège de passer un jour et une nuit seul dans le village Touareg de Terhenanet. J’ai eu un très bon accueil dans ce village et cela a été une bonne expérience pour moi.
Sinon, la nourriture était bonne et adaptée. Par contre, j’aurais aimé un autre dromadaire que la carne qui n’obéissait pas souvent!  Je suis très satisfait pour l’ensemble de cette expérience.

ET MAINTENANT?


De 2011 à début 2019, seuls les randonneurs algériens (ou franco-algériens!) ont pu marcher vers l’Assekrem. Cela bouge et les randos devraient pouvoir recommencer l’automne prochain!

http://www.zigzag-randonnees.com/1852/algerie-hoggar.html